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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Le 27e Lecteur Le 27e Lecteur a écrit le 2 juin 2011 à 16h57
La mise à l’écart de l’ancien capitaine est d’autant plus grave qu’elle ne répond à aucune logique sportive. La méthode utilisée vise non seulement à casser le moral de celui qui restera pour très longtemps encore le plus emblématique capitaine que le Cameroun ait connu, mais également à l’humilier et à le ridiculiser. En foot, on rate des penaltys, des passes, des tacles, des tirs. Mais on ne condamne pas quelqu’un sur une action ou un fait de jeu. On juge l’ensemble de la prestation. Pendant la dernière CAN, Rigobert Song a, comme d’autres, fait une erreur que seuls ceux qui sont assis en croisant les jambes n’ont jamais commise. Puis il a continué son match sans gamberger, prouvant par là sa force mentale et son professionnalisme. En quoi l’erreur de Song diffère-t-elle de celle de Chedjou?

Qui peut croire, comme se plait à le raconter Eto’o Fils, que Rigobert Song aurait souri de satisfaction dans les vestiaires après la défaite des Lions contre les Egyptiens le 25 janvier 2010 ? Ce mensonge est aussi gros que celui qu’il servit à la presse étrangère en 2006 pour jeter l’opprobre sur Womé Nlend et tenter de dissimuler ses propres défaillances. Il y a des signes qui ne trompent personne : vers qui Achille Emana se précipite-t-il pour célébrer son but contre les Pharaons ? Rigobert Song. Qui bondit sur l’arbitre pour contester la validité du but accordé aux Egyptiens? Rigobert Song. Vers qui se tourne la jeune garde à la recherche de motivation, d’encouragement, de sérénité et d’assurance ? Rigobert Song.

La présence de celui qu’une certaine presse qualifie péjorativement de « vieux » Lion est encore tout aussi indispensable sur l’aire de jeu qu’en dehors du terrain. Parce que personne mieux que lui ne peut transmettre l’esprit Lion aux jeunes et aux nouveaux venus. L’esprit Lion, ce moteur, ces valeurs qui constituent la colonne vertébrale de l’équipe, cette force mentale qui est enviée aux Camerounais partout et par tous à travers le monde. Sur qui devons-nous compter pour ancrer le Lion Fighting Spirit auquel se réfère jusqu’au chef de l’Etat dans la tête, la peau, le corps de la relève ? Sur un staff technique complètement étranger qui ne connaît rien au Cameroun et ne cache pas le peu de cas qu’il fait de tout cela ? Sur un Samuel Eto’o que des délires narcissiques amènent à se considérer comme le cadeau de Dieu au monde, qui ne connaissant d’autre motivateur que l’argent, distribue à grand renfort de tintamarre médiatique des montres de 33000 euros à ses coéquipiers qu’il veut, par la même
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