Selon Joseph Owona, le football camerounais est une vitrine pour le Cameroun et mérite donc une meilleure gestion. « J’irai même loin : le football est quelque chose de tellement sérieux au Cameroun qu’on se demande s’il faut laisser ça aux gens de la Fécafoot ». Il ajoute qu’il y a un grave déficit de transparence dans la gestion de l’argent que génère le football. « Il faut imposer des règles de gestion aux gens. Que les gens apportent les justificatifs de leurs dépenses », propose-t-il.
L’ancien ministre des Sports qui a accompagné les Lions Indomptables à la Coupe du monde France 98 se dit également choqué par le « culte de l’homme blanc » dans l’encadrement technique des Lions Indomptables. « Inutile », selon lui. Aussi inutile que la question des marabouts que l’on recrute désormais à la pelle pour tenter de faire gagner le Cameroun. « Cette histoire de marabouts, on m’en a proposé, j’ai dit : « je ne mange pas de ce pain-là . Je n’amènerai aucun marabout à une compétition » et je n’en ai jamais amené », confie-t-il.
Joseph Owona reste toutefois optimiste. « Je sais que si l’équipe nationale du Cameroun est bien constituée, bien organisée et bien gérée, elle peut remporter la Coupe du Monde un jour », affirme-t-il.
Agé de 66 ans, Joseph Owona est un passionné de football. Supporter inconditionnel du Canon de Yaoundé, il fait partie du conseil des sages du club de Nkolndongo, dont il a participé à l’élaboration des textes pour mettre en place une administration sérieuse et digne de cette équipe de football vieille de 80 ans. Mais, regrette-t-il, les résistances au sein du club sont encore très fortes.
Le public retient surtout de cet homme autoritaire, son passage au ministère des Sports (1997 à 2000) et ses multiples passes d’armes avec les dirigeants de la Fécafoot, dont l’ancien président, Vincent Onana, qui séjournera en prison pendant deux ans avant d’être blanchi. Joseph Owona est également à l’origine de la convention Minsep – Fécafoot qui fixe, entre autres la répartition des fonds issues des participations du Cameroun aux compétitions internationales.
Le Jour
L’ancien ministre des Sports qui a accompagné les Lions Indomptables à la Coupe du monde France 98 se dit également choqué par le « culte de l’homme blanc » dans l’encadrement technique des Lions Indomptables. « Inutile », selon lui. Aussi inutile que la question des marabouts que l’on recrute désormais à la pelle pour tenter de faire gagner le Cameroun. « Cette histoire de marabouts, on m’en a proposé, j’ai dit : « je ne mange pas de ce pain-là . Je n’amènerai aucun marabout à une compétition » et je n’en ai jamais amené », confie-t-il.
Joseph Owona reste toutefois optimiste. « Je sais que si l’équipe nationale du Cameroun est bien constituée, bien organisée et bien gérée, elle peut remporter la Coupe du Monde un jour », affirme-t-il.
Agé de 66 ans, Joseph Owona est un passionné de football. Supporter inconditionnel du Canon de Yaoundé, il fait partie du conseil des sages du club de Nkolndongo, dont il a participé à l’élaboration des textes pour mettre en place une administration sérieuse et digne de cette équipe de football vieille de 80 ans. Mais, regrette-t-il, les résistances au sein du club sont encore très fortes.
Le public retient surtout de cet homme autoritaire, son passage au ministère des Sports (1997 à 2000) et ses multiples passes d’armes avec les dirigeants de la Fécafoot, dont l’ancien président, Vincent Onana, qui séjournera en prison pendant deux ans avant d’être blanchi. Joseph Owona est également à l’origine de la convention Minsep – Fécafoot qui fixe, entre autres la répartition des fonds issues des participations du Cameroun aux compétitions internationales.
Le Jour

