En théorie, la presse française est plus respectueuse de la présomption d'innocence. En réalité, aucun média ne s'est privé de la publier, et "la France entière était collée devant les télévisions et devant twitter.
"On peut s'attendre, dans les jours qui viennent, à un torrent de gros titres et de bons vieux clichés sur les Français lâches et depraves". The Daily News a choisi un portrait de DSK tirant la langue barré d'un "Le perv" ("le pervers"). "I seduced and she said oui oui" ( "je l'ai séduit et elle a dit oui oui") . Même le plus sérieux Time s'est fait plaisir mardi en réécrivant la devise française : "Liberté, égalité, infidélité".
Mais les Américains ne prennent pas bien la critique. Et retournent l'argument contre la presse européenne, qu'ils trouvent etonnament complaisante a l'egard de l'accuse. L'éditorialiste du Corriere della Sera, Stefano Montefiori, n'est pas beaucoup plus sévère: "Dominique Strauss Kahn et les femmes, c'est comme Keith Richards et la drogue, ou Charles Bukowski et l'alcool. Une passion qui devient une dépendanc"Strauss Kahn était de fait un homme malade qui n'a pas été bloqué à temps, payant ainsi paradoxalement pour l'hypocrisie d'une France où la presse n'hésite jamais à donner de leçons de transparence et de moralité aux autres mais qui face aux puissants de son propre pays- qu'ils s'appellent Strauss Kahn ou Sarkozy- se montre extraordinairement lâche, lâche jusqu'à l'omerta", tranche Marcello Foa dans le quotidien italien
"On peut s'attendre, dans les jours qui viennent, à un torrent de gros titres et de bons vieux clichés sur les Français lâches et depraves". The Daily News a choisi un portrait de DSK tirant la langue barré d'un "Le perv" ("le pervers"). "I seduced and she said oui oui" ( "je l'ai séduit et elle a dit oui oui") . Même le plus sérieux Time s'est fait plaisir mardi en réécrivant la devise française : "Liberté, égalité, infidélité".
Mais les Américains ne prennent pas bien la critique. Et retournent l'argument contre la presse européenne, qu'ils trouvent etonnament complaisante a l'egard de l'accuse. L'éditorialiste du Corriere della Sera, Stefano Montefiori, n'est pas beaucoup plus sévère: "Dominique Strauss Kahn et les femmes, c'est comme Keith Richards et la drogue, ou Charles Bukowski et l'alcool. Une passion qui devient une dépendanc"Strauss Kahn était de fait un homme malade qui n'a pas été bloqué à temps, payant ainsi paradoxalement pour l'hypocrisie d'une France où la presse n'hésite jamais à donner de leçons de transparence et de moralité aux autres mais qui face aux puissants de son propre pays- qu'ils s'appellent Strauss Kahn ou Sarkozy- se montre extraordinairement lâche, lâche jusqu'à l'omerta", tranche Marcello Foa dans le quotidien italien

