Mercredi, au lendemain de l’annonce de la mort de ben Laden, des policiers de la section anti-terroriste (SAT) de la brigade criminelle, arrivés depuis peu à Montpellier, passent donc à l’action, assistés de la PJ de Montpellier. À l’aube, ils investissent le domicile d’un couple, qui est placé en garde à vue. Car c’est depuis leur ordinateur qu’a été posté le commentaire litigieux.Très vite, la jeune femme est mise hors de cause, tandis que son compagnon passe aux aveux. Âgé de 26 ans et originaire du Cameroun, cet étudiant reconnaît être l’auteur des propos controversés. "Il dit avoir agi sur un coup de colère", précise une source proche du dossier.
Pendant deux jours, il est longuement interrogé sur son parcours, ses convictions politiques, ses relations. Jusqu’à ce que les enquêteurs conviennent qu’"il n’a pas le profil d’un “terro†: pas de réseau, de passé et de connections". Hier après-midi, le parquet anti-terroriste de Paris s’est donc dessaisi de cette enquête retombée dans le droit commun, pour la confier au parquet de Montpellier. "Cela s’est emballé pour des raisons de sécurité que l’on peut comprendre dans le contexte actuel, mais cela s’est dégonflé très vite, nuance Me Sabine Ngo, qui a assisté l’étudiant pendant sa garde à vue. C’est un garçon avec un bon niveau d’étude, une réflexion politique, mais qui n’a pas mesuré les conséquences d’un tel acte."
L’étudiant devrait être présenté ce 6 mai au parquet de Montpellier, qui devrait décider des suites à donner à cette enquête désormais reclassée en "fausse alerte". Une comparution immédiate ? "On est dans le domaine de la liberté d’expression, peut-être qu’un rappel à la loi suffirait pour ces propos malheureux", soupire l’avocate montpelliéraine. Réponse aujourd’hui
Pendant deux jours, il est longuement interrogé sur son parcours, ses convictions politiques, ses relations. Jusqu’à ce que les enquêteurs conviennent qu’"il n’a pas le profil d’un “terro†: pas de réseau, de passé et de connections". Hier après-midi, le parquet anti-terroriste de Paris s’est donc dessaisi de cette enquête retombée dans le droit commun, pour la confier au parquet de Montpellier. "Cela s’est emballé pour des raisons de sécurité que l’on peut comprendre dans le contexte actuel, mais cela s’est dégonflé très vite, nuance Me Sabine Ngo, qui a assisté l’étudiant pendant sa garde à vue. C’est un garçon avec un bon niveau d’étude, une réflexion politique, mais qui n’a pas mesuré les conséquences d’un tel acte."
L’étudiant devrait être présenté ce 6 mai au parquet de Montpellier, qui devrait décider des suites à donner à cette enquête désormais reclassée en "fausse alerte". Une comparution immédiate ? "On est dans le domaine de la liberté d’expression, peut-être qu’un rappel à la loi suffirait pour ces propos malheureux", soupire l’avocate montpelliéraine. Réponse aujourd’hui

