Côte d’Ivoire : Ouattara prête serment, Gbagbo entendu en principe par le procureur
Le 6 mai est une date qui entrera à coup sûr dans les manuels d'histoire de la Côte d'Ivoire. C'est en effet ce vendredi qu’Alassane Ouattara prête serment à Abidjan en tant que président de la République. Et dans le même temps, Laurent Gbagbo, quant à lui, devait entamer ce qui pourrait bien être un marathon judiciaire puisque le président déchu doit être entendu par le procureur de la République à Korhogo (nord).
Il y a 5 mois, en proclamant la victoire de Laurent Gbagbo après avoir annulé des centaines de milliers de voix du Nord, le président du Conseil constitutionnel avait plongé la Côte d'Ivoire dans la plus sérieuse crise de son histoire. Hier jeudi, Paul Yao Ndré s'est dédit et a annoncé officiellement que désormais pour lui, le vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier est Alassane Ouattara.
Le Conseil constitutionnel fait siennes les conclusions du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine.
Pour justifier ce virage à 180 degré, le patron de la plus haute juridiction nationale, connu pour avoir été un très proche de Laurent Gbagbo, explique qu'il se fonde sur les conclusions du Conseil de paix et de sécurité de l'union africaine, l'organisation panafricaine ayant reconnu la victoire d'Alassane Ouattara. Pour Paul Yao Ndré, la Côte d'Ivoire est membre de l'UA et les normes internationales ont une autorité supérieure aux lois internes.
Cette relecture des textes fait bondir Toussaint Alain, un conseiller de Laurent Gbagbo basé à Paris. Selon lui, cette nouvelle proclamation des résultats est une aberration juridique, une forfaiture, car selon l'article 98 de la loi fondamentale ivoirienne, le Conseil constitutionnel ne peut pas revenir sur ses décisions antérieures.
Manifestement, Alassane Ouattara semble vouloir éviter une bataille juridique qui pourrait s'éterniser encore des mois et ralentir la reprise d'activité du pays. Il devait donc prêter officiellement serment, ce vendredi après midi, au palais présidentiel d'Abidjan devant le président du Conseil constitutionnel. Son investiture, manifestation plus politique en présence de chefs d'Etat, est quant à elle prévue pour le 21 mai à Yamoussoukro.
Voila donc Alassane Ouattara en passe de revêtir officiellement la tenue de chef d'Etat. Et pendant ce temps, ironie de l'histoire, Laurent Gbagbo de son côté devait être entendu pour la première fois depuis sa chute par la justice ivoirienne.
A la
Le 6 mai est une date qui entrera à coup sûr dans les manuels d'histoire de la Côte d'Ivoire. C'est en effet ce vendredi qu’Alassane Ouattara prête serment à Abidjan en tant que président de la République. Et dans le même temps, Laurent Gbagbo, quant à lui, devait entamer ce qui pourrait bien être un marathon judiciaire puisque le président déchu doit être entendu par le procureur de la République à Korhogo (nord).
Il y a 5 mois, en proclamant la victoire de Laurent Gbagbo après avoir annulé des centaines de milliers de voix du Nord, le président du Conseil constitutionnel avait plongé la Côte d'Ivoire dans la plus sérieuse crise de son histoire. Hier jeudi, Paul Yao Ndré s'est dédit et a annoncé officiellement que désormais pour lui, le vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier est Alassane Ouattara.
Le Conseil constitutionnel fait siennes les conclusions du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine.
Pour justifier ce virage à 180 degré, le patron de la plus haute juridiction nationale, connu pour avoir été un très proche de Laurent Gbagbo, explique qu'il se fonde sur les conclusions du Conseil de paix et de sécurité de l'union africaine, l'organisation panafricaine ayant reconnu la victoire d'Alassane Ouattara. Pour Paul Yao Ndré, la Côte d'Ivoire est membre de l'UA et les normes internationales ont une autorité supérieure aux lois internes.
Cette relecture des textes fait bondir Toussaint Alain, un conseiller de Laurent Gbagbo basé à Paris. Selon lui, cette nouvelle proclamation des résultats est une aberration juridique, une forfaiture, car selon l'article 98 de la loi fondamentale ivoirienne, le Conseil constitutionnel ne peut pas revenir sur ses décisions antérieures.
Manifestement, Alassane Ouattara semble vouloir éviter une bataille juridique qui pourrait s'éterniser encore des mois et ralentir la reprise d'activité du pays. Il devait donc prêter officiellement serment, ce vendredi après midi, au palais présidentiel d'Abidjan devant le président du Conseil constitutionnel. Son investiture, manifestation plus politique en présence de chefs d'Etat, est quant à elle prévue pour le 21 mai à Yamoussoukro.
Voila donc Alassane Ouattara en passe de revêtir officiellement la tenue de chef d'Etat. Et pendant ce temps, ironie de l'histoire, Laurent Gbagbo de son côté devait être entendu pour la première fois depuis sa chute par la justice ivoirienne.
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