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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 9 avril 2011 à 19h08
Côte d’Ivoire : Comment Sarko et des barbouzes ont préparé l’offensive anti-Gbagbo

e 07 avril 2011 par le Canard enchaîné – L’entrée en guerre de la France contre les forces de Gbagbo, le 04 avril, a sonné comme une revanche personnelle de Sarkozy. Avec la bénédiction de l’Onu, Paris

n’a laissé à personne d’autre le soin de bombarder la présidence ivoirienne ainsi qu’un camp militaire qui abritait aussi des familles. Depuis plusieurs semaines, en Conseil des ministres comme en privé, le chef de l’Etat ne décolérait pas contre Gbagbo, « le dictateur sanglant de Côte d’Ivoire ». Au point de s’avouer, le 5 avril, « à bout de patience ».
Outre les nombreuses et violentes exactions de ses partisans, Gbagbo avait aussi ridiculisé Sarko. En décembre 2010, après la victoire, proclamée par l’ONU, de son ami Ouattara, le président français, impérial, avait donné quarante huit heures » au vaincu pour quitter le pouvoir. Un oukase superbement ignoré pendant plus de trois mois…
Or Sarko avait beaucoup misé sur ce scrutin pour rehausser une cote fort dévaluée sur le continent.
N’était-il pas accusé de perpétuer la « Francafrique », ce système affairiste favorisant des groupes amis tels que Bouygues, Boloré, Veolia ?
Mais, après l’échec de son ultimatum ivoirien, le Président révise subitement ses positions et adopte un profil bas. Affirmant à la presse que « l’ancienne puissance coloniale n’était pas la mieux placée » pour intervenir.
En janvier, devant l’Union africaine, il ose même affirmer : « La France ne veut donner de leçons à personne ».
Il faut dire que les événements de Tunisie, d’Egypte ou de Syrie n’ont guère fait briller la diplomatie tricolore.

La campagne (aérienne) de Libye, pour laquelle Sarko a obtenu le droit d’ouvrir le feu le premier, a réveillé ses ardeurs belliqueuses. Selon plusieurs témoignages d’officiers supérieurs au « Canard », la France a appuyé la conquête du sud du pays par les forces de Ouattara. L’un d’eux, proche de l’Elysée, se félicite de « notre efficacité dans l’organisation de la descente sur Abidjan ».
Merci de patienter...
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