En effet les « résistants » arrivent de tous les quartiers périphériques par la lagune et s’organisent progressivement dans les quartiers pour inverser la tendance et renverser Alassane Ouattara. « Je suis guéré moi-même, je n’étais pas prêt à combattre mais quand Ouattara a massacré chez moi, je me suis engagé et ai rejoint les groupes clandestins de resistance… on se prépare à combattre, on s’organise dans le quartier malgré les tentatives d’arrestation par les gars de Ouattara, ils tuent désormais arbitrairement nos parents et frères dans nos quartiers, si tu n’es pas « djoula » (nord) tu es suspect pour eux, c’est humiliant et révoltant alors qu’ils ne sont pas chez eux ici, c’est pas leur village, c’est donc une question de survie de la nation ivoirienne face à l’agression de la rébellion et des étrangers qui tentent un coup d’Etat sur notre terre » nous livre le leader d’un groupe de patriotes rencontrés ce vendredi soir dans un « glo glo » de la commune de port Bouet.

