1. Les propos tenus à Dakar par le Président de la République ne constituent ni un lapsus de langage, ni une erreur de rhétorique. Ils s’inscrivent dans un héritage intellectuel européen que la modernité n’arrive pas à corriger. Ils se situent dans la lignée de la pensé du philosophe allemand Georg W. F. Hegel lorsqu’il écrivait : « … Ce continent n’est pas intéressant du point de vue de sa propre histoire, mais par le fait que nous voyons l’homme dans un état de barbarie et de sauvagerie qui l’empêche de faire partie intégrante de la civilisation…. Dans cette partie principale de l’Afrique, il ne peut y avoir d’histoire proprement dite » . On pose d’emblée et de manière quasi-immuable le repère essentiel, le premier critère des rapports entre L’Europe et l’Afrique. Ces propos comme d’autres sont comme restés gravés dans le « disque dur » de nos hommes politiques comme dans celui d’un certain nombre de chefs d’états africains. Toutes les modalités de rapports de coopération entre l’Europe et l’Afrique sont pré-formatées : le vecteur va de l’Homme Majeur à l’Homme Mineur. C’est sous cet angle que le premier octroya l’indépendance au second. C’est aussi dans cette logique de l’affirmation des droits de l’homme. Sinon, comment expliquer positivement le pillage systématique de ce continent si riche sans respect ni pour l’être humain, ni pour les valeurs, avec la complicité d’hommes liges propulsés au rang de chefs d’état avec la bénédiction des « Hommes Majeurs » ?
2. Le « meilleur dirigeant africain doit servir d’abord les intérêts de la France, voire de l’Europe avant ceux de son peuple. L’histoire européo-africaine est riche des hommes politiques africains qui ont été « sauvés » grâce à des opérations militaires déguisées sous des paravents humanitaires, d’autres qui furent « liquidés », parce qu’incompatibles avec les intérêts de « Ceux qui commandent », là -bas. Alors Gbagbo ou Ouattara ! Foutaises ! Ni l’un, ni l’autre ne sont des anges! Dès le départ, en 2000, pour « Ceux qui commandent », il fut clair qu’on ne pouvait accepter que la Côte d’Ivoire soit dirigée par Laurent Gbagbo, opposant historique au « Vieux » Félix Houphouët-Boigny, l’ami de toujours, l’ami fidèle de la France. Alors il faut le salir comme s’il représentait de toute évidence, un danger grave pour les intérêts de la France. A contrario, on pouvait, on devait soutenir le haut-fonctionnaire international, néolibéral. La décision était prise d’avance
2. Le « meilleur dirigeant africain doit servir d’abord les intérêts de la France, voire de l’Europe avant ceux de son peuple. L’histoire européo-africaine est riche des hommes politiques africains qui ont été « sauvés » grâce à des opérations militaires déguisées sous des paravents humanitaires, d’autres qui furent « liquidés », parce qu’incompatibles avec les intérêts de « Ceux qui commandent », là -bas. Alors Gbagbo ou Ouattara ! Foutaises ! Ni l’un, ni l’autre ne sont des anges! Dès le départ, en 2000, pour « Ceux qui commandent », il fut clair qu’on ne pouvait accepter que la Côte d’Ivoire soit dirigée par Laurent Gbagbo, opposant historique au « Vieux » Félix Houphouët-Boigny, l’ami de toujours, l’ami fidèle de la France. Alors il faut le salir comme s’il représentait de toute évidence, un danger grave pour les intérêts de la France. A contrario, on pouvait, on devait soutenir le haut-fonctionnaire international, néolibéral. La décision était prise d’avance

