« J’ai eu très mal quand j’ai vu l’armée française tirer sur les symboles de l’État ivoirien, écrit-il sur un forum. Pour justifier l’impérialisme, on dit qu’on protège les civils. Au Cameroun, en février 2008, des dizaines de Camerounais affamés non armés ont été massacrés par les forces armées et cela n’a suscité aucun commentaire des champions du monde de la défense des droits de l’homme. »
En février 2008 en effet, 40 personnes ont été tuées, selon un bilan officiel, 139 d’après des ONG locales, lors de la répression par la police et l’armée d’une manifestation de jeunes contre la cherté de la vie et un projet de modification de la Constitution visant à supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels.
Par la suite, le Parlement avait modifié la Constitution, ouvrant la voie à une éventuelle présidence à vie de Paul Biya, 78 ans, dont vingt-neuf au pouvoir.
"L’aval de l’ONU est une complicité"
« L’intervention de la France en Côte d’Ivoire est illégale et l’aval de l’ONU est une complicité qui interroge sur les luttes d’intérêts des grandes puissances menées sous le couvert de l’ONU », estime Paulin Tchuenbou, défenseur des droits de l’homme.
« L’histoire retiendra que la France et l’Onuci sont intervenues pour sauver des vies et restaurer la démocratie en Côte d’Ivoire », a riposté un politologue camerounais, lors d’un débat télévisé sur la chaîne de télévision privée Canal 2 Internationale.
Le gouvernement, lui, reste prudent. « Le Cameroun n’est que sapeur-pompier, mais jamais pyromane », affirme son porte-parole et ministre de la communication, Issa Tchiroma Bakary. « Le souhait du Cameroun est, précise-t-il, que ce problème trouve une solution heureuse et fraternelle qui préserve l’unité nationale et la paix.»
En février 2008 en effet, 40 personnes ont été tuées, selon un bilan officiel, 139 d’après des ONG locales, lors de la répression par la police et l’armée d’une manifestation de jeunes contre la cherté de la vie et un projet de modification de la Constitution visant à supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels.
Par la suite, le Parlement avait modifié la Constitution, ouvrant la voie à une éventuelle présidence à vie de Paul Biya, 78 ans, dont vingt-neuf au pouvoir.
"L’aval de l’ONU est une complicité"
« L’intervention de la France en Côte d’Ivoire est illégale et l’aval de l’ONU est une complicité qui interroge sur les luttes d’intérêts des grandes puissances menées sous le couvert de l’ONU », estime Paulin Tchuenbou, défenseur des droits de l’homme.
« L’histoire retiendra que la France et l’Onuci sont intervenues pour sauver des vies et restaurer la démocratie en Côte d’Ivoire », a riposté un politologue camerounais, lors d’un débat télévisé sur la chaîne de télévision privée Canal 2 Internationale.
Le gouvernement, lui, reste prudent. « Le Cameroun n’est que sapeur-pompier, mais jamais pyromane », affirme son porte-parole et ministre de la communication, Issa Tchiroma Bakary. « Le souhait du Cameroun est, précise-t-il, que ce problème trouve une solution heureuse et fraternelle qui préserve l’unité nationale et la paix.»

