L'intervention française irrite les Camerounais
L’intervention militaire française à Abidjan a été mal vécue au Cameroun où des actions de soutien à Laurent Gbagbo se multiplient
L’intervention militaire française à Abidjan a été mal vécue au Cameroun où des actions de soutien à Laurent Gbagbo se multiplient
Au Cameroun, la guerre en Côte d’Ivoire est un sujet très sensible. Ainsi, alors que les médias privés multiplient les débats, la radio d’État a pris le parti de ne rien dire sur la situation ivoirienne.
Mais l’opinion s’agite. Après les frappes aériennes onusiennes et de l’armée française à Abidjan, des conducteurs de moto-taxi ont organisé mardi 5 avril à Douala, la capitale économique du Cameroun, une manifestation contre l’entrée de la France dans le combat qui a été dispersée par la police.
Le même jour, des opposants et leaders d’opinion camerounais ont lancé en ligne une pétition contre « l’impérialisme mondial » en Côte d’Ivoire. La pétition dénonce « une tragédie ourdie » en Côte d’Ivoire par le président français Nicolas Sarkozy et la « fumeuse communauté internationale ».
Elle invite « tous les Africains à se mobiliser pour rejoindre les rangs du vaillant peuple ivoirien qui lutte, les armes à la main, pour s’affranchir du joug de l’impérialisme mondial ».
« Gbagbo doit résister »
Il y a au Cameroun des partisans d’Alassane Ouattara, mais ceux de Laurent Gbagbo sont visiblement plus nombreux. « Gbagbo doit résister », estime François Essomba, un habitant de Yaoundé. « Il faut, prévient-il, que la France s’attende à une haine qui va s’étendre partout en Afrique. »
Pourtant convaincu de ce que Gbagbo a perdu l’élection présidentielle, le journaliste Christophe Bobiokono se dit néanmoins choqué par les frappes françaises
L’intervention militaire française à Abidjan a été mal vécue au Cameroun où des actions de soutien à Laurent Gbagbo se multiplient
L’intervention militaire française à Abidjan a été mal vécue au Cameroun où des actions de soutien à Laurent Gbagbo se multiplient
Au Cameroun, la guerre en Côte d’Ivoire est un sujet très sensible. Ainsi, alors que les médias privés multiplient les débats, la radio d’État a pris le parti de ne rien dire sur la situation ivoirienne.
Mais l’opinion s’agite. Après les frappes aériennes onusiennes et de l’armée française à Abidjan, des conducteurs de moto-taxi ont organisé mardi 5 avril à Douala, la capitale économique du Cameroun, une manifestation contre l’entrée de la France dans le combat qui a été dispersée par la police.
Le même jour, des opposants et leaders d’opinion camerounais ont lancé en ligne une pétition contre « l’impérialisme mondial » en Côte d’Ivoire. La pétition dénonce « une tragédie ourdie » en Côte d’Ivoire par le président français Nicolas Sarkozy et la « fumeuse communauté internationale ».
Elle invite « tous les Africains à se mobiliser pour rejoindre les rangs du vaillant peuple ivoirien qui lutte, les armes à la main, pour s’affranchir du joug de l’impérialisme mondial ».
« Gbagbo doit résister »
Il y a au Cameroun des partisans d’Alassane Ouattara, mais ceux de Laurent Gbagbo sont visiblement plus nombreux. « Gbagbo doit résister », estime François Essomba, un habitant de Yaoundé. « Il faut, prévient-il, que la France s’attende à une haine qui va s’étendre partout en Afrique. »
Pourtant convaincu de ce que Gbagbo a perdu l’élection présidentielle, le journaliste Christophe Bobiokono se dit néanmoins choqué par les frappes françaises

