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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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PANTHERE ‘( °_° )’ PANTHERE ‘( °_° )’ a écrit le 6 avril 2011 à 1h44
C’est sans conteste Laurent Gbagbo qui a déclaré la guerre à la majorité des ivoiriens en méprisant leur vote et en leur imposant la Terreur comme mode de gouvernement. La question de vie et de mort ainsi posée à la démocratie a trouvé contre elle – et malgré quatre mois de médiations infructueuses – un front républicain armé dans les FRCI, aujourd’hui en action, dans le feu du péril et l’air de l’espérance. Nous entrons ainsi dans un conflit des responsabilités, que nous ne pouvons éclairer que par une mise en échelle.

Quelle est donc l’échelle des responsabilités dans la Guerre Civile en cours ?

Etre responsable, c’est pouvoir et devoir répondre des actes que l’on pose en vertu de l’usage de notre liberté et de notre raison. C’est pouvoir se faire imputer les conséquences de ses actes, dans la mesure où l’on est supposé pouvoir les anticiper avant l’action, voire en réparer les préjudices après l’action. La question de l’échelle des responsabilités en présuppose par conséquent d’autres. Quelle est la logique temporelle de l’échelle des responsabilités ? Comment caractériser le type de responsabilité qui engage les parties en guerre aujourd’hui en Côte d’Ivoire ? Peut-on parler d’une responsabilité illimitée de Laurent Gbagbo et de son régime dans le processus tragique en cours ? Nous voulons y répondre pour conclure le présent article.

L’échelle des responsabilités va de l’agresseur (le Régime FPI de Laurent Gbagbo) à l’agressé (le Peuple Ivoirien Souverain, représenté par le Gouvernement Légitime du Président Alassane Ouattara). La culture de l’agression physique, infiltrée dans la société civile ivoirienne à travers la FESCI en proximité avec l’extrême-droite du FPI de Gbagbo, date des années 90.

Cette manie de blesser et de tuer à foison est progressivement devenue le mode de gouvernement privilégié de la Refondation, du Charnier de Yopougon en 2000 aux femmes massacrées d’Abobo, sans oublier le triste épisode des Escadrons de la Mort.

Dans la mesure précisément où l’agresseur est le Régime Gbagbo, il porte une responsabilité illimitée dans la Guerre Civile de Restauration Républicaine en cours. J’entends par responsabilité illimitée le fait que Gbagbo et son régime, en s’engageant à détruire la Côte d’Ivoire, ont engagé la Côte d’Ivoire à les détruire. La responsabilité illimitée, c’est le fait de devoir répondre des autres, de soi-même, mais aussi de toute la situation périlleuse dans laquelle l’agression première place la collectivité nationale. La responsabilité illimitée étant p
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