En annulant les votes des sept régions du Nord, Yao N’dré a rappelé les fondements ethnicistes de la Refondation, qui se confirme comme un régime confiné dans une mythologie de l’authenticité citoyenne sudiste. Il s’agit en outre d’un déni complet du principe de l’élection démocratique pluraliste et alternante, auquel la Charte du FPI adhère pourtant, se démarquant clairement ainsi du marxisme-léninisme qu’elle désigne nous l’expression de « socialisme autoritaire ». Le fiasco diplomatique de Gbagbo tient justement à la médiatisation argumentée de sa forfaiture juridico-politique par ses adversaires du RHDP, par toutes les grandes organisations politiques internationales, par toutes les organisations continentales africaines, par moult associations des sociétés civiles de nombreux pays, et par quantité d’intellectuels et d’observateurs avertis à travers le monde.
Au plan strictement militaire, le gentleman agreement qui prévoyait la naissance d’une armée républicaine ivoirienne à travers la création d’un CCI (Centre de Commandement Intégré) des Armées Ivoiriennes, a été trahi par Laurent Gbagbo dès lors qu’il se savait perdant au second tour du 28 novembre 2010.
Alors que 1500 soldats des FDS avaient supervisé le vote en zone FN, tout comme 1500 soldats des FN avaient supervisé le vote en zone FDS, sans que l’une ou l’autre marée ne déplorent de violations manifestes du processus électoral en cours, Laurent Gbagbo a brusquement rompu l’ambiance de confiance qui naissait entre les militaires ivoiriens en ordonnant le rapatriement rapide de ses hommes et en contestant la fiabilité des votes du Nord, qu’il avait pourtant reconnus au 1er tour. Le retrait de l’armée déployée dans le Nord était en soi l’annonce d’une future belligérance militaire.
Gbagbo venait par cet acte de reconstituer la ligne de front stratégique entre le Sud et le Nord, en remettant de nouveau les deux forces nez-à -nez, dans un rapport de méfiance et de défiance. Les crimes de sang commis par les forces loyales à Gbagbo à compter de la fin novembre 2010 contre les populations ivoiriennes, surtout dans les bastions favorables à Ouattara, les exactions de milices libériennes importées par Gbagbo dans le pays, étaient incontestablement les signes avant-coureurs du vieux projet génocidaire de l’extrême-droite du FPI.
Au plan strictement militaire, le gentleman agreement qui prévoyait la naissance d’une armée républicaine ivoirienne à travers la création d’un CCI (Centre de Commandement Intégré) des Armées Ivoiriennes, a été trahi par Laurent Gbagbo dès lors qu’il se savait perdant au second tour du 28 novembre 2010.
Alors que 1500 soldats des FDS avaient supervisé le vote en zone FN, tout comme 1500 soldats des FN avaient supervisé le vote en zone FDS, sans que l’une ou l’autre marée ne déplorent de violations manifestes du processus électoral en cours, Laurent Gbagbo a brusquement rompu l’ambiance de confiance qui naissait entre les militaires ivoiriens en ordonnant le rapatriement rapide de ses hommes et en contestant la fiabilité des votes du Nord, qu’il avait pourtant reconnus au 1er tour. Le retrait de l’armée déployée dans le Nord était en soi l’annonce d’une future belligérance militaire.
Gbagbo venait par cet acte de reconstituer la ligne de front stratégique entre le Sud et le Nord, en remettant de nouveau les deux forces nez-à -nez, dans un rapport de méfiance et de défiance. Les crimes de sang commis par les forces loyales à Gbagbo à compter de la fin novembre 2010 contre les populations ivoiriennes, surtout dans les bastions favorables à Ouattara, les exactions de milices libériennes importées par Gbagbo dans le pays, étaient incontestablement les signes avant-coureurs du vieux projet génocidaire de l’extrême-droite du FPI.

