Or, cette grille ethniciste, comme la thèse sécessionniste qui l’exploite allègrement pour isoler les ivoiriens du Nord du corps normal de la nation, est une monstrueuse aberration. Car la Côte d’Ivoire réelle est métissée, par la biologie et par la culture. Il n’y a pas de famille ivoirienne qui ne soit pas potentiellement de toutes les régions de la Côte d’Ivoire. Il n’y a pas d’identité ivoirienne qui ne porte et pétrisse les alluvions variés de l’histoire des immigrations constitutives de ce pays.
La multiculturalité ivoirienne n’est pas alignée sur sa multiethnicité, mais bien sur la créativité diversifiée de ses collectivités et des ses individualités. La Côte d’Ivoire, notamment dans ces villes qui en illustrent si bien la vitalité, comme dans les quartiers symboliques d’Abobo, Koumassi et Treichville que nous avons auscultés précédemment, c’est l’Afrique pluraliste en laboratoire d’elle-même.
L’élection présidentielle 2010, construite sur le socle de l’alliance transethnique du RHDP, a consacré sa victoire sur l’alliance de la LMP, dont la transethnicité de façade est dévoyée par les grilles déviationnistes de l’anticolonialisme opportuniste et de l’ethnonationalisme ivoiritaire. Tous les observateurs avertis de la CEI, de la CEDEAO, de l’UA, de l’UE, de l’ONU et même de la Société Civile Ivoirienne l’ont affirmé avec conviction. Les régimes de l’Angola et de l’Afrique du Sud, qui traînaient les pieds dans la reconnaissance de l’élection du Président Alassane Ouattara, se sont ouvertement et fermement rangés à la position de l’Union Africaine, qui après examen du dossier par un panel de chefs d’Etat, a débouté Laurent Gbagbo de toute prétention à cet égard. Le perdant de l’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire, c’est donc Laurent Gbagbo, de façon incontestable.
Qui a engagé la Guerre Civile Ivoirienne de 2010-2011 ? La réponse, là encore, coule de source. Et les dictateurs du Cameroun, du Congo, de Centrafrique, du Tchad, du Gabon, du Togo, et Cie, devraient méditer l’adversité que légitiment leurs forfaitures électorales. Se maintenir au pouvoir contre la volonté souveraine d’un peuple en démocratie, alors même qu’on prétendait avoir souscrit au mécanisme de transmission du pouvoir d’Etat par les urnes, c’est commettre une double forfaiture : d’abord morale et juridique, puisqu’on ne tient pas ses promesses. On rompt ainsi le pacte de confiance nécessaire à la légitimité des institutions politiques. On vide de tout sens les lois qui découlent de cette foi fondamentale en l
La multiculturalité ivoirienne n’est pas alignée sur sa multiethnicité, mais bien sur la créativité diversifiée de ses collectivités et des ses individualités. La Côte d’Ivoire, notamment dans ces villes qui en illustrent si bien la vitalité, comme dans les quartiers symboliques d’Abobo, Koumassi et Treichville que nous avons auscultés précédemment, c’est l’Afrique pluraliste en laboratoire d’elle-même.
L’élection présidentielle 2010, construite sur le socle de l’alliance transethnique du RHDP, a consacré sa victoire sur l’alliance de la LMP, dont la transethnicité de façade est dévoyée par les grilles déviationnistes de l’anticolonialisme opportuniste et de l’ethnonationalisme ivoiritaire. Tous les observateurs avertis de la CEI, de la CEDEAO, de l’UA, de l’UE, de l’ONU et même de la Société Civile Ivoirienne l’ont affirmé avec conviction. Les régimes de l’Angola et de l’Afrique du Sud, qui traînaient les pieds dans la reconnaissance de l’élection du Président Alassane Ouattara, se sont ouvertement et fermement rangés à la position de l’Union Africaine, qui après examen du dossier par un panel de chefs d’Etat, a débouté Laurent Gbagbo de toute prétention à cet égard. Le perdant de l’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire, c’est donc Laurent Gbagbo, de façon incontestable.
Qui a engagé la Guerre Civile Ivoirienne de 2010-2011 ? La réponse, là encore, coule de source. Et les dictateurs du Cameroun, du Congo, de Centrafrique, du Tchad, du Gabon, du Togo, et Cie, devraient méditer l’adversité que légitiment leurs forfaitures électorales. Se maintenir au pouvoir contre la volonté souveraine d’un peuple en démocratie, alors même qu’on prétendait avoir souscrit au mécanisme de transmission du pouvoir d’Etat par les urnes, c’est commettre une double forfaiture : d’abord morale et juridique, puisqu’on ne tient pas ses promesses. On rompt ainsi le pacte de confiance nécessaire à la légitimité des institutions politiques. On vide de tout sens les lois qui découlent de cette foi fondamentale en l

