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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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PANTHERE ‘( °_° )’ PANTHERE ‘( °_° )’ a écrit le 6 avril 2011 à 1h33
Or cette grille de lecture s’est avérée clairement fausse en regard des éléments d’appréciation que voici : non seulement Gbagbo n’a démantelé en 10 ans de pouvoir, aucun des fondamentaux ( monnaie, présence militaire, priorité dans les investissements publics, etc.) de la prépondérance de l’ex-puissance coloniale française en Côte d’Ivoire, mais de plus, il a même voulu couper l’herbe sous les pieds des houphouétistes qui avaient signé le pacte néocolonial avec la France au seuil de l’indépendance du 7 août 1960. Gbagbo a voulu s’approprier les relations avec toutes les multinationales françaises en Côte d’Ivoire, en échange d’un chèque en blanc pour l’installation d’un régime despotique contre ses compatriotes et rivaux politiques. C’est le deal que Gbagbo tentait d’une part, entre la souveraineté économique de son pays abandonnée aux puissances étrangères et le pouvoir absolu sur les ivoiriens, d’autre part, qui n’a pas marché. Le régime de la Refondation n’a été jugé digne de confiance ni par la majorité des ivoiriens, ni par les lobbies impériaux.

Selon la grille ethniciste, défendue par l’extrême droite qui s’est accaparée de l’appareil du FPI, aux dépens des Mémêl Fotè, Séry Bailly, Mamadou Koulibaly, Tiburce Koffi, le conflit politique ivoirien s’expliquerait par l’invasion de l’immigration étrangère ouest-africaine en particulier. Selon la thèse ethniciste dont Simone Gbagbo, Boga Doudou, Blé Goudé – et bien d’autres obscurantistes de la Refondation par ailleurs enivrés de mysticisme évangéliste – se sont fait les défenseurs attitrés, le problème de la Côte d’Ivoire, ce sont ses étrangers. Ceux-ci constitueraient, selon ces ethnonationalistes du sud de la Côte d’Ivoire, l’os dans la gorge de la nation léguée par Houphouët-Boigny. Ce dernier aurait exploité cette main d’œuvre étrangère à des fins uniquement politiciennes avant qu’elle ne se mue en revendication citoyenne au grand dam des « vrais » ivoiriens. Simone Gbagbo en a ouvertement défendu l’argument à maintes reprises, comme à l’occasion de la dernière Fête de la Liberté du FPI, en 2010.

Le corollaire de ce raisonnement est connu : le problème de la Côte d’Ivoire cesserait donc seulement quand les étrangers en seront chassés, exclus, ou isolés. La Refondation s’est donc muée en une pensée du pogrome, à mille lieux du projet de fondation d’une « nation africaine démocratique et socialiste en Côte d’Ivoire », comme l’indiquait le magnifique projet esquissé par le Pr. Mémèl Fotè, et publié en 2000, aux Editions de l’Harmattan. Or, cett
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