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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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PANTHERE ‘( °_° )’ PANTHERE ‘( °_° )’ a écrit le 6 avril 2011 à 1h31
Les défenseurs de l’anticolonialisme dogmatique, pavlovisés par des décennies de tropismes marxistes-léninistes desséchants, n’auront pas raison de la démocratie. Quelles sont les responsabilités dans ce qui se passe actuellement en Côte d’Ivoire, notamment depuis le 28 mars 2011, avec la chute des villes-clés du pays, hormis Abidjan dont pratiquement toutes les communes en dehors de celles du Plateau et de Cocody, sont sous contrôle des FRCI ou des Forces Internationales ? On ne peut répondre à cette question sans répondre préalablement aux questions que voici : qui a perdu l’élection présidentielle 2010 en Côte d’Ivoire ? Qui a engagé contre les civils ivoiriens et contre ses adversaires politiques des actes la Guerre Civile actuelle en Côte d’Ivoire ?

Quelle est l’échelle des responsabilités dans cette Guerre ?
Qui a perdu l’élection du 28 novembre 2010 ?

Précisons d’abord, pour les esprits qui s’emballent, l’ordre de succession des causes et effets qui a conduit à la Guerre Civile ivoirienne en cours, que j’ai nommé dans une tribune précédente, une guerre de restauration républicaine. Comment en est-on venu là ? A l’issue de l’APO de 2007, signé au Burkina-Faso entre toutes les parties en conflit en Côte d’Ivoire, le FPI, le RDR, le PDCI, les FN, ont convenu d’organiser une élection présidentielle sous le contrôle de la CEDEAO, de l’UA et de l’ONU. Convaincues finalement d’avoir en commun une adhésion aux principes de la démocratie représentative – celle qui prévoit la dévolution du pouvoir par la voie électorale- les forces politico-militaires ivoiriennes ont coopéré de manière finalement convergente jusqu’au scrutin présidentiel de la fin d’année 2010.

En adhérant à cette façon de résoudre leur conflit, elles renonçaient toutes à deux grilles de lectures concurrentes du conflit qui les opposaient : la grille idéologique et la grille ethniciste. Selon la première grille, défendue par certains panafricanistes opportunistes de la Refondation, le conflit politique ivoirien ne serait que la Guerre de l’impérialisme occidental contre la Côte d’Ivoire de Gbagbo, dont le panafricanisme exemplaire aurait éveillé l’adversité de ceux qui tiennent à avoir la mainmise sur les matières premières du Golfe de Guinée. La thèse du complot occidental est le chiffon rouge qui pavlovise tant d’intellectuels et de foules africaines rivées par la vengeance anticoloniale dans une révolte émotionnelle et aveugle, où tout ce qui est français est considéré comme mauvais a priori.
Merci de patienter...
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