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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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PANTHERE ‘( °_° )’ PANTHERE ‘( °_° )’ a écrit le 6 avril 2011 à 1h29
La passion du tragique, chez l’historien Gbagbo,
a résolument perdu l’homme politique Gbagbo.

La haine délibérée des autres humains fait toujours boomerang. Jouer avec des principes, c’est inévitablement les retourner contre soi. Une pensée politique viciée par le chauvinisme conduit nécessairement à une pratique boiteuse et calamiteuse. Quand on porte pendant trente ans l’espoir de démocratisation de son pays, quand on est entré en politique en s’engageant contre le monopartisme, contre le néocolonialisme, pour la démocratie et l’alternance par les élections, pour les droits de l’Homme et une économie de marché régulée par un Etat social, on n’a pas le droit de tuer au faciès, de honnir la Veuve et l’Etranger dans son pays, de planquer et détourner des milliards de CFA hors de son pays.

On n’a pas le droit de mentir à son peuple et de revendiquer un panafricanisme qu’on n’a jamais traduit par des actes pertinents de solidarité de lutte. On n’a pas le droit d’entonner le chant du national-chauvinisme identitaire, de donner en permanence de la République l’image d’une organisation de la jouissance orgiaque, où des ignares absolus comme Blé Goudé, Richard Dakoury, Serge Kassy, Eugène Djué, Stéphane Kipré, Dogbo Blé, Guai Bi Poin, Mao Glofiéi, Damana Pickass ont la voix qui porte largement plus haut que celles des Séry Bailly, Voho Sahi, Mamadou Koulibaly, ou encore du défunt Pr. Harris Mémèl Fotè, le sage de Mopoyem. On n’a tout simplement pas le droit de tuer le projet humaniste du Front Populaire Ivoirien. Hélas ! L’irréparable a eu lieu.

Le régime de Laurent Gbagbo a incontestablement commis un immense outrage à la raison et un tort incommensurable à l’espérance africaine. Il s’est donné tous les droits, donc aucun devoir. Ne mérite-t-il pas l’épreuve du Feu qu’il a sans cesse imposée à son peuple ? Et maintenant que les combats font rage en Abidjan, que des criminels aveuglés par les allégeances du sang et de la sottise ensanglantent allègrement le sol de Côte d’Ivoire pour tenter désespérément de piétiner le vote massif des ivoiriens pour le Président Alassane Dramane Ouattara, nous ne nous tairons pas davantage qu’hier.
Merci de patienter...
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