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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 3 avril 2011 à 22h55
Il y a tellement de corps, qu’il faudra plusieurs jours pour tous les ramasser », dit le communiqué de l’organisation. Le CICR parle de violences intercommunautaires, mais ce massacre a eu lieu le jour même de la prise de la ville, par les forces fidèles à Alassane Ouattara.

Salvator Saguès, un des responsables Afrique d’Amnesty international répond aux questions de RFI.

RFI : Le Haut-commissariat de l’Onu aux droits de l’Homme dénonce de graves violations des droits de l’Homme, justement, par les forces pro-Ouattara dans l’ouest du pays. Est-ce que vous avez des informations ?

Salvador Saguès : Tout à fait. Nous avons des informations, surtout à Duékoué. A environ six cent kilomètres à l’ouest d’Abidjan, lorsque les forces républicaines proches d’Alassane Ouattara ont pris la ville, ils s’en sont pris aux populations guéré, qui sont une ethnie proche de Laurent Gbagbo, et ont tué plusieurs personnes, y compris des pasteurs, y compris des fidèles dans une église. C’est gravissime !

RFI : Combien y-a-t-il eu de morts ?



Salvador Saguès : Nous on en a recensé quelques dizaines, mais c’est très difficile de dire… Des femmes ont été violées… Et nous appelons notamment Alassane Ouattara, qui est actuellement en position de donner des ordres aux forces républicaines, de leur envoyer un message très clair ; d’arrêter de s’en prendre aux populations civiles, parce qu’on est vraiment en présence, dans certains cas, de réels crimes de guerre.

(…)
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