Vous avez quand même occupé de hautes responsabilités au sein de la police camerounaise qu’on présente comme un rassemblement de tortionnaires. Comment s’est passé votre conversion, puisque vous quittez un des appareils répressifs de l’Etat pour militer pour la cause des droits de l’Homme ?
Je tiens à rectifier cette idée qui tient du lieu commun. Il y a certes des cas de violations de droits enregistrés dans la manière de servir de la police de notre pays. Ce sont des actes regrettables qui ne doivent pour autant pas faire perdre de vue qu’à l’intérieur de cette institution, de nombreux fonctionnaires s’acquittent de leur devoir dans des conditions parfois ignorées du public, mais qui confinent assez souvent au sacerdoce. De nombreux policiers sont habités par le sens du service public qui caractérise leur travail quotidien et manifestent un vif respect pour les droits de l’Homme. Le choix porté sur notre modeste personne pour sortir des fonts baptismaux l’Association droits de l’Homme – international pour la zone Afrique témoigne de la présence au sein de la police camerounaise de personnels n’ayant pas de leçons à recevoir dans cette matière sensible.
Comment tout ceci a-t-il été possible ? Je dois avouer que nous avons été coopté par certains observateurs qui nous ont proposés au conseil d’administration de cette association qui a pris le 10 décembre 2010 à Marseille en France une délibération nous investissant à cette charge pour une durée de trois années. Il faudrait sans doute indiquer que, comme de nombreux autres fonctionnaires de police de notre pays, j’ai pu bénéficier d’une formation en droits de l’Homme à l’Université catholique d’Afrique centrale où je poursuis des recherches doctorales dans ce domaine. Il s’agit donc, il me semble, d’une transition naturelle
Je tiens à rectifier cette idée qui tient du lieu commun. Il y a certes des cas de violations de droits enregistrés dans la manière de servir de la police de notre pays. Ce sont des actes regrettables qui ne doivent pour autant pas faire perdre de vue qu’à l’intérieur de cette institution, de nombreux fonctionnaires s’acquittent de leur devoir dans des conditions parfois ignorées du public, mais qui confinent assez souvent au sacerdoce. De nombreux policiers sont habités par le sens du service public qui caractérise leur travail quotidien et manifestent un vif respect pour les droits de l’Homme. Le choix porté sur notre modeste personne pour sortir des fonts baptismaux l’Association droits de l’Homme – international pour la zone Afrique témoigne de la présence au sein de la police camerounaise de personnels n’ayant pas de leçons à recevoir dans cette matière sensible.
Comment tout ceci a-t-il été possible ? Je dois avouer que nous avons été coopté par certains observateurs qui nous ont proposés au conseil d’administration de cette association qui a pris le 10 décembre 2010 à Marseille en France une délibération nous investissant à cette charge pour une durée de trois années. Il faudrait sans doute indiquer que, comme de nombreux autres fonctionnaires de police de notre pays, j’ai pu bénéficier d’une formation en droits de l’Homme à l’Université catholique d’Afrique centrale où je poursuis des recherches doctorales dans ce domaine. Il s’agit donc, il me semble, d’une transition naturelle

