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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Bourgeois Bourgeois a écrit le 29 mars 2011 à 9h34
@ Tous

Un adage bien de chez nous conseille à celui qui ne sait pas tailler un pieu de s’inspirer de l’oreille du chien. Le ministre des Sports, le président de la Fécafoot et leurs sélectionneurs n’ont voulu s’inspirer que leurs seules oreilles, trop belles pour suffire à leur révéler le philtre nécessaire à la résurrection du football camerounais. Voici qu’au contraire ils viennent de consacrer la mort d’un malade dans le coma depuis le dernier Mondial sud africain.

Eux qui avaient accusé des joueurs « d’ego surdimensionné » ne se sont jamais montré conciliants ni attentifs aux multiples appels de l’opinion à un changement de politique et de vision managériales de la sélection nationale. Chez nous, la nomination ne confère-t-elle pas la compétence absolue ? N’ayant subi aucune sanction après le piteux épisode sud africain, enfermés dans leur bulle, le ministre des Sports et les pontes de la Fécafoot ne se sont ils pas cru au-dessus de la colère populaire qui a grondé dès la fin de l’aventure de la Coupe du Monde ? N’ayant tiré aucun enseignement de la déconfiture en Angola et en Afrique du sud, ils ont continué de plus belle leur lente destruction de ce qui constituait, il y a seulement peu encore, notre identité au plan international.

Aujourd’hui, en même temps que notre football se trouve déshonoré, c’est une part de l’âme de chacun d’entre nous qui se galvaude dans la honte et l’humiliation. Par une multiplication de décisions autant inopportunes qu’inefficientes, Fécafoot et Minsep ont, en l’espace de deux années seulement, réussi à détourner les Camerounais de leur passion pour le football, à tuer ce qu’il leur restait de motif de fierté identitaire : les Lions indomptables. Qui oserait encore, hors de nos frontières, nous saluer avec révérence du seul fait de notre appartenance au même pays que les Lions indomptables ? Qui nous assimilera encore à un peuple de fiers guerriers en se fondant sur les victoires chevaleresques de nos félins ?

Jamais depuis 1972 le football camerounais n’a atteint une telle profondeur dans l’abîme. Iya et Zoah peuvent dès à présent être assurés d’avoir rédigé la page la plus sombre et la plus triste du football camerounais. Elle met fin à un cycle de performances qui n’étaient pas forcément triomphales mais qui maintenaient la flamme toujours allumée en entretenant toutes sortes d’espérances. Aujourd’hui, tout cela est terminé, et bien malin qui pourrait prédire la fin de la traversée du désert…

Jean Lambert Nang
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