Politique
Règlement de la crise ivoirienne / Ouattara, droit dans le mur
Aussitôt nommé par l’Union africaine, le haut Représentant de l’Organisation panafricaine est contesté par le camp Ouattara. L’intransigeance de ce dernier dans le règlement de la crise post-électorale ne peut que le perdre. Analyse !
Parlant de l’appétit sexuel, Hampaté Ba disait «certes, il faut de la femme. Mais pas au point où le sexe prend constamment la place de ton cerveau. Sinon, soit le chaume de ta respectabilité sera consumé, soit tu seras humilié». Cette citation peut être ramenée au niveau de l’attitude de Ouattara dans le traitement de la crise ivoirienne. Pris dans le tourbillon du pouvoir, il refuse toujours d’apprécier sainement la réalité du terrain politique post-élection. Pas question pour lui de discuter avec Gbagbo tant que ce dernier n’aura pas quitté le pouvoir. Sur la base d’une victoire entachée de graves irrégularités, Ouattara s’englue dans un hermétisme suicidaire. L’ambition présidentielle de Ouattara est légitime. Cadre des finances internationales, il a été Premier ministre de la République de Côte d’Ivoire. Le débat sur sa nationalité a vécu. Son combat pour ne pas mourir apatride est juste. Parce que Ouattara n’a pas demandé à venir en Côte d’Ivoire. On le lui a demandé. On a bidouillé dans les documents officiels pour faire de lui un Ivoirien « plein ». Peu importe, s’il a réussi à sortir la Côte d’Ivoire du marasme économique. Après un tel sacrifice pour sauver le bateau Ivoire, il avait droit à la reconnaissance de la Nation. Et non pas à une traque de Bédié et ses concepteurs d’Ivoirité. Mais les moyens utilisés par Ouattara pour revendiquer son appartenance à la Nation ivoirienne sont-ils légaux?
Règlement de la crise ivoirienne / Ouattara, droit dans le mur
Aussitôt nommé par l’Union africaine, le haut Représentant de l’Organisation panafricaine est contesté par le camp Ouattara. L’intransigeance de ce dernier dans le règlement de la crise post-électorale ne peut que le perdre. Analyse !
Parlant de l’appétit sexuel, Hampaté Ba disait «certes, il faut de la femme. Mais pas au point où le sexe prend constamment la place de ton cerveau. Sinon, soit le chaume de ta respectabilité sera consumé, soit tu seras humilié». Cette citation peut être ramenée au niveau de l’attitude de Ouattara dans le traitement de la crise ivoirienne. Pris dans le tourbillon du pouvoir, il refuse toujours d’apprécier sainement la réalité du terrain politique post-élection. Pas question pour lui de discuter avec Gbagbo tant que ce dernier n’aura pas quitté le pouvoir. Sur la base d’une victoire entachée de graves irrégularités, Ouattara s’englue dans un hermétisme suicidaire. L’ambition présidentielle de Ouattara est légitime. Cadre des finances internationales, il a été Premier ministre de la République de Côte d’Ivoire. Le débat sur sa nationalité a vécu. Son combat pour ne pas mourir apatride est juste. Parce que Ouattara n’a pas demandé à venir en Côte d’Ivoire. On le lui a demandé. On a bidouillé dans les documents officiels pour faire de lui un Ivoirien « plein ». Peu importe, s’il a réussi à sortir la Côte d’Ivoire du marasme économique. Après un tel sacrifice pour sauver le bateau Ivoire, il avait droit à la reconnaissance de la Nation. Et non pas à une traque de Bédié et ses concepteurs d’Ivoirité. Mais les moyens utilisés par Ouattara pour revendiquer son appartenance à la Nation ivoirienne sont-ils légaux?

