Sport Five qui a acquis les droits de retransmission de tous les matches des éliminatoires de la CAN 2012 exige des chaînes de télévision nationales, de lui reverser pas moins de 200 millions de Fcfa pour pouvoir avoir la moindre image à retransmettre.
Cette condition concerne au premier chef la CRTV et la RTS, respectivement chaînes publiques camerounaise et sénégalaise, pour ne citer que ces deux là .
Jusqu’à ce jour, la CRTV n’a pas encore envoyé ses reporters à Dakar. Madeleine Soppi Kotto est encore "clouée" au sol de Yaoundé. Son employeur, incapable de reverser cette somme jugée trop faramineuse, coûteuse et excessive, a choisi de ne pas se saigner, les caisses étant vides.
Pourtant et avec trop de zèle et d’enthousiasme, Amadou Vamoulké, recevant les vœux de nouvel an tout récemment, a rappelé les défis de la CRTV cette année ; défis parmi lesquels, la retransmission des matches de champion’s league et des éliminatoires de la CAN figuraient en bonne place. Il devrait se mordre les doigts d'être allé trop vite en besogne.
Des calculs ont été faits en début de semaine pour voir si la publicité couvrirait les 200 millions Fcfa mais on en ignore les résultats.
Conclusion, ni à la radio, ni à la télévision, les camerounais ne suivront ni ne verront cette rencontre. La CRTV, dans une des chroniques ce matin, a beau marteler le principe du droit à l’information ; droit à l’information mis à mal par cette caution financière qui empêche l’acquisition des images, rien ne fera et ne bougera les lignes à la Sport Five. Il faut payer.
La CRTV n’a-t-elle pas souvent imposé aux chaînes privées locales des conditions « draconiennes » de retransmission de certains évènements ?
Fort heureusement, les élections approchent. De "très hautes instructions" devraient incessamment être données afin que les 200 millions soient envoyés, in-extremis, à SportFive.
Valentin ATEBAA
Cette condition concerne au premier chef la CRTV et la RTS, respectivement chaînes publiques camerounaise et sénégalaise, pour ne citer que ces deux là .
Jusqu’à ce jour, la CRTV n’a pas encore envoyé ses reporters à Dakar. Madeleine Soppi Kotto est encore "clouée" au sol de Yaoundé. Son employeur, incapable de reverser cette somme jugée trop faramineuse, coûteuse et excessive, a choisi de ne pas se saigner, les caisses étant vides.
Pourtant et avec trop de zèle et d’enthousiasme, Amadou Vamoulké, recevant les vœux de nouvel an tout récemment, a rappelé les défis de la CRTV cette année ; défis parmi lesquels, la retransmission des matches de champion’s league et des éliminatoires de la CAN figuraient en bonne place. Il devrait se mordre les doigts d'être allé trop vite en besogne.
Des calculs ont été faits en début de semaine pour voir si la publicité couvrirait les 200 millions Fcfa mais on en ignore les résultats.
Conclusion, ni à la radio, ni à la télévision, les camerounais ne suivront ni ne verront cette rencontre. La CRTV, dans une des chroniques ce matin, a beau marteler le principe du droit à l’information ; droit à l’information mis à mal par cette caution financière qui empêche l’acquisition des images, rien ne fera et ne bougera les lignes à la Sport Five. Il faut payer.
La CRTV n’a-t-elle pas souvent imposé aux chaînes privées locales des conditions « draconiennes » de retransmission de certains évènements ?
Fort heureusement, les élections approchent. De "très hautes instructions" devraient incessamment être données afin que les 200 millions soient envoyés, in-extremis, à SportFive.
Valentin ATEBAA

