Le parallélogramme des forces politiques
Le parallélogramme est une figure emblématique de la géométrie, mais en physique quantitative comme en sociologie politique, le parallélogramme détermine un champ dans lequel s’insèrera l’action d’un catalyseur. Ce champ en l’occurrence est miné par des impedimenta, les forces extrainstitutionnelles : l’armée, les multinationales, les syndicats, la société civile, l’oligarchie et les médias. Elles ne rameront pas forcément à contre-courant, mais il faudrait que se confirme le talent de négociateur chevronné qui lui est généralement concédé par tous ceux qui l’ont côtoyé.
Jésus a été discret, voire absent, pendant des années et son ministère n’a pas duré plus de cinq ans, deux millénaires après, il fait toujours l’actualité. Mutatis mutandis, il pourrait s’en passer des choses en un mandat, bien sûr Franck ne va pas changer l’eau en vin ni marcher sur les eaux de la Lékié, mais il peut faire rêver les Camerounais en aussi peu de temps qu’une campagne électorale bien menée.
L’erreur commune ou seulement courante qui consiste à opposer les réseaux puissants qui se sont constitués sous l’empire de Chantal Biya à la nonchalance supposée de Franck prête franchement à rire. Bis repetita est-on tenté de dire. Franck est en effet la personnalité dont le caractère se rapproche le plus de Biya, il n’a que faire des trafics d’influence et de la lumière des projecteurs. Il est à une ou deux exceptions près le seul dans sa fratrie à avoir poussé si loin ses études. Au surplus, les observateurs exagèrent toujours les désaccords entre les élites, et dans le cas du clan Biya, la succession fera taire toutes les divergences intestines au nom de leur intérêt supérieur.
La marche du dauphin vers le sacre sera néanmoins jonchée de cadavres politiques (entre autres les géonzistes et leurs sympathisants) dont il devra se débarrasser au moment d’habiter la fonction présidentielle. Franck est l’héritier présomptif de Biya, mais le Cameroun est une « démocratie », il est impossible d’affirmer, croix de bois croix de fer, qu’une fois à la croisée des destins, le futur Président de la République ne se fera pas damer le pion par ses adversaires politiques. Si au jeu de la comparaison, ceux-ci sont défaits, ils ont pour la plupart des qualités éprouvées et, dans l’absolu, enrichissent l’offre politique camerounaise.
On accède à la magistrature suprême par ses propres moyens et / ou ceux d’autrui et par son mérite (notion floue, qui prend en compte le hasard, la transcendance, la
Le parallélogramme est une figure emblématique de la géométrie, mais en physique quantitative comme en sociologie politique, le parallélogramme détermine un champ dans lequel s’insèrera l’action d’un catalyseur. Ce champ en l’occurrence est miné par des impedimenta, les forces extrainstitutionnelles : l’armée, les multinationales, les syndicats, la société civile, l’oligarchie et les médias. Elles ne rameront pas forcément à contre-courant, mais il faudrait que se confirme le talent de négociateur chevronné qui lui est généralement concédé par tous ceux qui l’ont côtoyé.
Jésus a été discret, voire absent, pendant des années et son ministère n’a pas duré plus de cinq ans, deux millénaires après, il fait toujours l’actualité. Mutatis mutandis, il pourrait s’en passer des choses en un mandat, bien sûr Franck ne va pas changer l’eau en vin ni marcher sur les eaux de la Lékié, mais il peut faire rêver les Camerounais en aussi peu de temps qu’une campagne électorale bien menée.
L’erreur commune ou seulement courante qui consiste à opposer les réseaux puissants qui se sont constitués sous l’empire de Chantal Biya à la nonchalance supposée de Franck prête franchement à rire. Bis repetita est-on tenté de dire. Franck est en effet la personnalité dont le caractère se rapproche le plus de Biya, il n’a que faire des trafics d’influence et de la lumière des projecteurs. Il est à une ou deux exceptions près le seul dans sa fratrie à avoir poussé si loin ses études. Au surplus, les observateurs exagèrent toujours les désaccords entre les élites, et dans le cas du clan Biya, la succession fera taire toutes les divergences intestines au nom de leur intérêt supérieur.
La marche du dauphin vers le sacre sera néanmoins jonchée de cadavres politiques (entre autres les géonzistes et leurs sympathisants) dont il devra se débarrasser au moment d’habiter la fonction présidentielle. Franck est l’héritier présomptif de Biya, mais le Cameroun est une « démocratie », il est impossible d’affirmer, croix de bois croix de fer, qu’une fois à la croisée des destins, le futur Président de la République ne se fera pas damer le pion par ses adversaires politiques. Si au jeu de la comparaison, ceux-ci sont défaits, ils ont pour la plupart des qualités éprouvées et, dans l’absolu, enrichissent l’offre politique camerounaise.
On accède à la magistrature suprême par ses propres moyens et / ou ceux d’autrui et par son mérite (notion floue, qui prend en compte le hasard, la transcendance, la

