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CAN 2012 CAN 2012 a écrit le 15 mars 2011 à 20h54
Scandaleux et honteux / Mardi, 15 Mars 2011

On croyait avoir tout vu tout vécu de ceux à qui échoit la gestion du premier sport camerounais. Leur incurie et leur inculture du football sont manifestes depuis la fin du dernier siècle. Ces manquements se sont étalés à la face du monde lors de la dernière Coupe du Monde. Mais personne n’avait imaginé nos nababs contestant, sans raison sportive valable [voire], la désignation d’un arbitre de nationalité sud africaine dans un match contre le Sénégal. Par là, le Cameroun signe un acte historique qui le déshonore et le ravale dans le caveau obscur des sélections ordinaires. Celles qui croient qu’un arbitre peut être vendu ou acheté.

Refuser un arbitre implique des arguments solides. Qui tiennent à une succession de faits irréfutables, avérés. Le soupçon de partialité est l’argument des faibles lorsque le sort vient à leur être défavorable. Alors on accuse l’arbitre de connivence avec l’adversaire. La Fécafoot se prépare-t-elle à une telle issue après avoir analysé toutes ses forfaitures ? Il ne reste plus à l’arbitre sud africain qu’à poursuivre le Cameroun pour délit de faciès et atteinte à son honneur. Cette attitude de la Fécafoot, aussi incompréhensible et injustifiable qu’elle soit, révèle un certain état d’esprit : l’incapacité des dirigeants actuels à proposer une vision pour sortir le football national de la gadoue dans laquelle il barbote depuis deux décennies. Une véritable traversée de désert. Sans idéal ni boussole. La seule préoccupation semble de détourner à leur seul compte les dividendes engrangées avant l’entrée dans le coma.

Ce qu’ils feignent d’ignorer, c’est qu’on finit toujours par se faire rattraper par les frasques d’une gestion moyenâgeuse qui magnifie l’improvisation en règle de gestion. Honteusement sorti du Mondial sud africain, le football camerounais n’a pas su poser les jalons d’une mue incontournable et salutaire. En tenant à se protéger par tous les moyens, ses dirigeants, limités par l’infécondité créatrice de leur cerveau, ont reporté sur l’avenir les conséquences d’une chimiothérapie que la fin du Mondial imposait. Désormais, c’est aux arbitres d’être les boucs émissaires de leur impéritie et de leur gabegie
Jean-Lambert Nang
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