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CAMERE CAMERE a écrit le 15 mars 2011 à 20h50
La femme prostituée camerounaise a reçue plus de 30 coups de couteau.

On en sait désormais un peu plus sur le meurtre perpétré à l'encontre d'une camerounaise retrouvée morte lacérée de plus d'une trentaine de coups de couteau. Un acte d'une rare violence qui mobilise une vingtaine de gendarmes des compagnies de Chalon, Dijon et Chagny. Un crime ignoble ! C'est ainsi que Christophe Rode a qualifié les conditions de la mort d'une femme prostituée de 40 ans, retrouvée morte samedi soir, au bord d'un chemin, dans un véhicule utilitaire, à Rully, au Nord de Chalon-sur-Saône, le long de l'ex-RN6, par un promeneur, alors que la camionnette était ouverte.

Christophe Rode aux côtés de qui se trouvait Mme. Masson, substitut en charge de ce pénible dossier criminel, le Commandant Boyer de la section de recherches de Dijon, mais aussi le Capitaine Fhima, commandant de la Compagnie de Gendarmerie de Chalon-sur-Saône, a énuméré les différents éléments de l'affaire criminelle... une deuxième en quelques jours à l'arme blanche sur le chalonnais. «Elle a reçu plus de 30 coups de couteau, dont deux au niveau du cœur et deux dans le coup au niveau de la trachée», a détaillé Chistophe Rode pour bien souligner autant la violence que le côté ignoble de ce crime. Ainsi que nous avons eu l'occasion de l'écrire, la mort de cette quadragénaire, née au Cameroun, est intervenue 24 heures avant la découverte de son cadavre, gisant dans un véhicule utilitaire qui était sa propriété.

Bien évidemment le véhicule utilitaire de la victime a été passé au peigne fin. Avec de grosses questions pour les enquêteurs qui n'ont pas manqué de remarquer que le véhicule n'a absolument pas été fouillé. Et s'il n'ont pas retrouvé d'argent à l'intérieur du véhicule, pour les enquêteurs cela veut peut-être tout simplement dire qu'il n'y en avait pas. Peut-être parce que le crime aurait pu avoir lieu peu après que la femme ait décidé de stationner son véhicule. «Le mobile nous échappe» ont expliqué les enquêteurs autant que les magistrats. Ils ont précisé que la femme était arrivée à Chalon-sur-Saône récemment et qu'elle n'était pas connue des services de Police. Ils ont également expliqué que son mari, visiblement de bonne foi, n'était pas au courant des activités de son épouse. Les deux s'étaient mariés en 2006 et se trouvaient dans la région de Bordeaux, en Gironde, avant de rejoindre la Saône-et-Loire et le Sud Bourgogne. Elle était en cours de naturalisation. Alain BOLLERY / Laurent GUILLAUME
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