En troisième position, votre enquête exclusive, toujours pour illustrer cette si "étrange" vie que mènent les Africains à Paris, a présenté une Camerounaise qui vend ce que vous avez appelé du "safou" sur le trottoir de Château d'Eau et qui remballe tout son attirail à chaque fois qu'elle voit les policiers arriver. Ainsi, en plus de laisser filtrer insidieusement l'image d'Africains vivant du commerce de denrées exotiques en toute illégalité, vos journalistes n'ont pas manqué de préciser qu'il s'agissait de la fille du "maire de Yaoundé", comme pour dire que les problèmes des Africains à Paris transcendent les clivages sociaux locaux.
Or, ce que vous auriez du noter, c'est que Yaoundé n'a pas de maire mais un délégué du gouvernement qui chapeaute la ville et des maires d'arrondissement, comme Paris. Donc parler de « maire de Yaoundé » est au mieux une information incomplète. Par ailleurs, combien y a t-il de vendeuses à la sauvette Africaines dans Paris pour que cette jeune Camerounaise, aussi respectable que soient les efforts qu'elle déploie pour combattre les difficultés du quotidien, ait qualité à faire partie d'un panel d'Africains de la capitale ? La question pourrait être posée pour la Miss Sénégal et le reste des Africains présentés dans votre émission.
Or, ce que vous auriez du noter, c'est que Yaoundé n'a pas de maire mais un délégué du gouvernement qui chapeaute la ville et des maires d'arrondissement, comme Paris. Donc parler de « maire de Yaoundé » est au mieux une information incomplète. Par ailleurs, combien y a t-il de vendeuses à la sauvette Africaines dans Paris pour que cette jeune Camerounaise, aussi respectable que soient les efforts qu'elle déploie pour combattre les difficultés du quotidien, ait qualité à faire partie d'un panel d'Africains de la capitale ? La question pourrait être posée pour la Miss Sénégal et le reste des Africains présentés dans votre émission.

