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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Kamga Kamga de Douala a écrit le 15 mars 2011 à 9h55
I) Rencontres avec
MM. Gbagbo et Ouattara
24. Au cours de la réunion avec M. Gbagbo, ce dernier a articulé dans les détails sa position telle qu`elle avait été exprimée lors de la rencontre avec l`Equipe d`experts. En substance, il a souligné que les conditions qui ont prévalu lors du deuxième tour n`ont pas permis le déroulement du scrutin dans la transparence. Il a soutenu que la CEl n`était pas parvenue à un consensus sur la marche à suivre et que les résultats provisoires proclamés par son Président l`avaient été en dehors des normes qui gouvernent le fonctionnement de cette institution. Il a contesté la certification telle qu`opérée par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, y voyant une atteinte à la souveraineté de son pays et une remise en cause des prérogatives du Conseil constitutionnel, seule institution investie du pouvoir de proclamer les résultats définitifs du scrutin et dont les décisions ne peuvent faire l`objet de recours.
25. Pour sa part, M. Ouattara, accompagné de son Premier Ministre, Guillaume Soro, a rappelé tous les efforts entrepris pour la tenue du scrutin présidentiel en vue de sortir la Côte d`Ivoire de la crise qu`elle connaît. Il a souligné que, de l`avis même du camp de M. Gbagbo, toutes les conditions étaient réunies pour la tenue du scrutin, ainsi qu`en témoignent la signature par le Président de la République du décret convoquant le corps électoral et l`acceptation de la liste électorale définitive. En fait, a-t-il ajouté, M. Gbagbo n`a commencé à changer d`avis qu`à partir du moment où il a pris connaissance des premières tendances des résultats du second tour. Il a rappelé que les Préfets et responsables des éléments des FDSCI déployés au Nord ont confirmé que les conditions sécuritaires, le jour du scrutin, étaient convenables. Au reste, l`ONUCI, qui a quadrillé l`ensemble du territoire ivoirien le jour du scrutin, a relevé que l`écrasante majorité des incidents répertoriés sont intervenus dans la partie contrôlée par M. Gbagbo. Le Conseil constitutionnel, qui n`a pas le pouvoir d`annuler partiellement le scrutin, a pris une décision politique et non juridique. Les arguments mis en avant par cette institution sont fallacieux. Le Conseil constitutionnel n`a fait que reprendre les mêmes chiffres que ceux de la CEl, et annuler les résultats dans plusieurs départements du nord de façon à inverser les résultats définitifs de l`élection.
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