CM : Justement Monsieur le Premier ministre, vous avez commencé à l'évoquer, parlons un peu des conséquences malheureuses de la crise, c'est à dire donc la violence et l'insécurité. Vous avez déjà averti à Addis Abeba qu'imposer Alassane Ouattara aggraverai la violence dans le pays. Que voulez vous dire par là ? Doit-on craindre la reprise de la guerre civile?
PAN : Évidemment! La Côte d'Ivoire n'est pas à l'abri d'une guerre civile. Si par la force, par les pressions, par les menaces on cherche à imposer à la Côte d'Ivoire un président dont elle en veut pas, il est tout à fait évident qu'il y aura de graves menaces, de gros risques que le pays ne bascule dans la guerre civile. Nous n'en sommes pas très loin et c'est pourquoi à Addis Abeba nous avons fortement interpellé les chefs d'états qu'ils prennent conscience de la menace qui plane sur le pays, et qu'ils ne fassent pas de «forcing» pour essayer d'imposer des solutions qui ne seraient pas des solutions acceptables pour la grande majorité des populations ivoiriennes. Parce qu'on ne peut jamais être sûr de la réaction des gens qui n'ont pas envie d'être gouverné par quelqu'un qui n'a pas reçu leur onction.
Or aujourd'hui, en dehors même de ce que les uns et les autres pensent de Monsieur Alassane Ouattara, même les actes qui sont à l'heure actuelle posés, sont des actes qui ne vont mêmes pas en direction de la légitimation de ce Monsieur, au contraire, d'un plus grand effritement du peu de considération que les uns et les autres ont
PAN : Évidemment! La Côte d'Ivoire n'est pas à l'abri d'une guerre civile. Si par la force, par les pressions, par les menaces on cherche à imposer à la Côte d'Ivoire un président dont elle en veut pas, il est tout à fait évident qu'il y aura de graves menaces, de gros risques que le pays ne bascule dans la guerre civile. Nous n'en sommes pas très loin et c'est pourquoi à Addis Abeba nous avons fortement interpellé les chefs d'états qu'ils prennent conscience de la menace qui plane sur le pays, et qu'ils ne fassent pas de «forcing» pour essayer d'imposer des solutions qui ne seraient pas des solutions acceptables pour la grande majorité des populations ivoiriennes. Parce qu'on ne peut jamais être sûr de la réaction des gens qui n'ont pas envie d'être gouverné par quelqu'un qui n'a pas reçu leur onction.
Or aujourd'hui, en dehors même de ce que les uns et les autres pensent de Monsieur Alassane Ouattara, même les actes qui sont à l'heure actuelle posés, sont des actes qui ne vont mêmes pas en direction de la légitimation de ce Monsieur, au contraire, d'un plus grand effritement du peu de considération que les uns et les autres ont

