Si nous n'arrivons pas à marginaliser cette catégorie d'états vassaux de l'impérialisme occidental, l'Afrique ne pourra pas véritablement assumer, je dirai, une identité propre sur la scène internationale, ne pourra s'élever au dessus d'un certain nombre de faiblesses pour jouer un rôle majeur sur la scène internationale. Et je crois que la crise en Côte d'Ivoire est une occasion, un moment aussi de cette lutte à travers les rencontres comme celle qui vient de se dérouler à Addis Abeba. Il appartient à tous les pays progressistes de se battre, de travailler d'abord à réduire ces ingérences extérieures, à contrecarrer ces ingérences extérieures, mais surtout aussi à faire prendre conscience à ceux qui souffrent tout bas parce qu'ils ne se sentent pas suffisamment forts pour élever la voix alors même qu'ils n'adhèrent pas à ces ingérences. De leur donner le courage, de les pousser pour que eux aussi progressivement, leurs voix en faveur de la dignité africaine soient nombreuses et que ceux qui veulent servir d'instrument à l'hégémonie occidentale soient minoritaires

