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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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MOUBARACK MOUBARACK a écrit le 12 mars 2011 à 20h47
Le Burkina Faso est à feu. Après l’accalmie du Fespaco, les vastes mouvements de protestations scolaires et estudiantines, consécutives à la mort suspecte de l’élève Justin Zongo, ont repris de plus belle, mardi et mercredi, juste après la réouverture des écoles lundi. Dans les localités de Koupéla, Pouytenga, Gourcy, Yako, Dori, Boulsa, Diapaga, Fada N’Gourma, Ouahigouya, les élèves ont tout brûlé sur leur passage, s’en prenant particulièrement aux édifices publics et aux commissariats de police, laissant s’échapper plus d’une vingtaine de détenus.

Mais c’est Ouahigouya, la quatrième ville du Burkina Faso, à 180 km au nord de Ouagadougou, qui a été le point d’orgue de cette furie incendiaire. Pour la première fois, les protestataires, infiltrés de badauds et de petits commerçants, s’en sont pris directement aux biens privés et au parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès, dont le siège a été incendié.

Les écoles fermées

Pour étouffer la grogne des scolaires, le gouvernement burkinabè a décidé de la fermeture, jusqu’à nouvel ordre, des établissements d’enseignements du post-primaire jusqu’au secondaire. Dans un communiqué radiodiffusé mercredi, il a dénoncé « l’utilisation des élèves comme boucliers humains par les organisateurs des manifestations ».

Cette reprise des hostilités sonne comme un échec de la
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