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Toli Sous le Manguier

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KONGOSSA KONGOSSA a écrit le 12 mars 2011 à 13h04
KONGOSSA D’ADIS ABEBA.
Dans un long pamphlet, le président du FPI, croyant avoir affaire à cette race de « jeunes patriotes » manipulés, a lu un texte qui a fait dormir même ses supposés partisans que sont Robert Mugabe et Obiang Nguema. Affi N’Guessan a osé dire que Laurent Gbagbo n’a pas fait le déplacement à Addis-Abeba, contre son gré. Et qu’il est resté à Abidjan « en raison de la dégradation de la situation ». Le président du FPI a indiqué aux chefs d’Etat totalement médusés, que les militants LMP sont « pourchassés et tués à Abidjan ». Certains, dit-il, sont réfugiés au Mali et au Liberia pour éviter d’être massacrés et brûlés, « du fait de la barbarie du RHDP ». Il poursuit que ceux qui veulent brûler la Côte d’Ivoire ont commencé à détruire les domiciles des cadres LMP.

Sur tout un autre chapitre, Affi N’Guessan a indiqué que les conclusions du Panel des chefs d’Etat de l’UA ont été prises plutôt pour perpétrer « le coup d’Etat électoral » d’Alassane Ouattara. « Il n’est pas sûr que le retrait de Laurent Gbagbo peut ramener la paix ». « Gbagbo, poursuit-il, a gagné les élections partout en Côte d’Ivoire. Aussi bien au Nord, au Centre qu’à l’Ouest ». Affi a parlé. Les Chefs d’Etat, bien que ulcérés par ce ton très peu courtois et civilisé de s’adresser à eux, lui ont laissé tout le temps.

Mais le soin est revenu au Commissaire de l’Union chargé de la paix et de la sécurité, l’Algérien Ramtane Lamamra de sonner la charge. Prenant point par point les récriminations de l’envoyé de Laurent Gbagbo, il a indiqué, d’entrée, que la cause de la crise postélectorale est le Conseil constitutionnel qui a non seulement, « outrepassé » son pouvoir mais aussi violé le Code électoral « en annulant partiellement le scrutin au lieu de procéder à une annulation totale » et en ordonner l’organisation d’un nouveau. « Il est troublant, a indiqué le diplomate, que le Conseil Constitutionnel ait « annulé plus de 600 mille voix, juste pour inverser un résultat », tout en soutenant que « les incidents intervenus n’étaient pas de nature à affecter le scrutin. Pour le diplomate, Yao N’Dré et son Conseil ont fait fausse route. En ce qui concerne le délai de trois jours qu’aurait violé la Commission Electorale Indépendante, le Groupe d’Experts du Panel a démonté cet argument spécieux. Pour eux, les représentants de LMP ont poussé expressément la CEI à ce qu’ils croient comme une « faute. Les faux arguments de LMP ont été tous, l’un après l’autre, détruits par le patron du groupe des Experts.
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