Sarkozy a, de ce fait, mis sur la table la question de la dette. On sait que le Président tanzanien a été reçu à l’Elysée juste après Zuma. Paris lui a proposé l’annulation de la dette extérieure de son pays. L’homme ne s’est donc pas posé de question. C’est l’occasion de se débarrasser de ce rouleau compresseur. La crise ivoirienne est alors devenue pour la plupart des pays africains, une occasion pour résoudre leur problème interne. La France propose le Conseil de sécurité au Nigeria s’il attaque la Côte d’Ivoire. Pour Wade et Compaoré, ce sont les éternels aides aux développements. Il n’y a que Zuma et le Président mauritanien qui sont restés fidèles à leurs principes, en ne marchant pas dans les combines de Paris. C’est même pourquoi, lorsque Affi demande au Panel sur quoi il se fonde pour annoncer Ouattara vainqueur de la présidentielle, il n’y a que Zuma qui rompt le silence pour dire à ses pairs que la question est pertinente. Et qu’elle mérite de ce fait, une réponse. A la vérité, Addis-Abeba était un Marcoussis bis. Pour parachever le coup entamé depuis la nuit du 19 septembre 2002. Comme la France, l’Ua donne une prime à la rébellion, à la loi des armes. C’est un raccourci que l’Union africaine montre à la jeunesse africaine. Pour contester une loi, il suffit de se faire quelques amis dans la mafia occidentale et s’offrir quelques kalaches. Un cocktail réuni pour se faire présidentiable. Aujourd’hui, c’est la Côte d’Ivoire. Demain, ce sera sûrement un autre pays africain. Mais comme l’aspiration de la jeunesse africaine, c’est une véritable indépendance, ces combines qui portent la marque de l’Occident ne prospéreront plus.

