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MISSIPO MISSIPO a écrit le 12 mars 2011 à 9h57
Réunion du panel à Addis-Abeba / L’Union africaine manque de courage







Panel de l`Union africaine 2011
A Addis-Abeba, l’Union africaine n’a pas été suffisamment courageuse pour dire le droit dans la crise ivoirienne.

Du bruit et une débauche d’énergie pour rien. Au final, l’Union africaine qui s’était invitée dans la crise ivoirienne, avec l’intention de la régler l’a amplifiée, par une décision incongrue qui met carrément de côté la Constitution ivoirienne. En décidant de s’aligner sur la certification de Choï qui fait de Ouattara, le vainqueur de la Présidentielle en Côte d’Ivoire. Les patriotes ivoiriens ont donc eu raison de déceler très tôt le piège de cette mission. « La Côte d’Ivoire ne compte sur personne. Les Ivoiriens comptent sur eux-mêmes. » Avait de ce fait, annoncé le président Affi à la rencontre qu’il a eue avec les Parlements et Agoras à l’Hôtel du District. Et les faits viennent de lui donner raison. A Addis-Abeba, l’Union africaine n’a pas eu le courage d’analyser rigoureusement le dossier ivoirien pour dire le droit. Le panel a plus précisément succombé aux pressions de Sarkozy. Et le Conseil de paix et de sécurité a suivi, de peur de subir certainement la colère de Paris. Et pourtant, le Panel des cinq chefs d’Etats commis pour régler la question avait dès le départ, montré de bonnes dispositions en envoyant une mission d’experts en Côte d’Ivoire pour faire une sorte d’audit du processus électoral. Après eux, les cinq chefs d’Etat sont venus à Abidjan à la rencontre des différents acteurs impliqués dans le processus électoral. C’est en principe, à l’analyse de tous ces faits que le Panel devrait prendre une décision en tenant compte de la Constitution ivoirienne. Y a-t-il eu fraude dans les zones où les élections ont été annulées par le Conseil constitutionnel ? Y a-t-il eu des actes de violence dans cette zone le jour du scrutin ? Autant de questions auxquelles le panel devrait répondre pour résoudre la crise ivoirienne. Ce qui n’a pas été le cas. Le Panel s’est mis dans un jeu du plus grand nombre, en appliquant la loi de la majorité. Dans ce groupe des cinq, il est clair que le Tchadien Idriss Déby et le Burkinabé Compaoré sont les pions de Paris. Il n’y avait que les Présidents mauritanien, tanzanien, et sud-africain qui campaient sur des positions de droit. Mais au final, la France a réussi à coopter le Président tanzanien. L’adage dit que l’Occident a toujours un moyen pour réussir à retourner un président africain. Sarkozy a, de ce fait, mis sur la table l
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