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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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GENIE CAMER GENIE CAMER a écrit le 12 mars 2011 à 1h11
Des démarcheurs se positionnent dans le recrutement de 25.000 jeunes diplômés. Alors que les modalités officielles de recrutement se précisent, des réseaux parallèles se tissent déjà autour de l’opération. Au lendemain du communiqué du Minfopra précisant les différentes filières concernées par l’opération de recrutement de 25.000 jeunes dans la Fonction publique, l’entrée principale du ministère a été prise d’assaut par une fourmilière humaine. Quelques « infiltrés » qui ont réussi à se retrouver à l’intérieur, glissent de temps à autres les bribes d’informations qu’ils ont pu glaner à leurs comparses. Le reporter de CT croise dans la foule, quelques jeunes déjà munis de leur dossier et cherchant « la bonne porte » pour les déposer.

« Ce que nous suivons à la radio n’est pas vraiment clair, reconnaît Engelbert Ndetchieu, un des postulants. Alors on préfère venir nous-mêmes sur place pour voir ce qu’il en est ». Entre info et intox, beaucoup repartent pourtant sans être plus éclairés. Et certains n’hésitent pas à se tourner vers les vendeurs d’imprimés installés autour de l’immeuble ministériel, avec déjà dans leur mallette, un document estampillé « avis de recrutement » et dédié à cette opération de recrutement spéciale.

Si les enregistrements des candidatures n’ont pas encore été ouverts, les tractations de coulisses elles, sont déjà en cours. La mise en garde du Minfopra contre les arnaqueurs qui tenteront de se greffer au processus en prétextant avoir « le tuyau », semble n’avoir que peu porté. Une jeune étudiante témoigne ainsi avoir été approchée par un personnel du Minfopra qui lui aurait remis son numéro de téléphone en lui demandant de le rappeler au moment des dépôts des dossiers.

Deux autres témoignages recueillis expliquent que certains de ces recruteurs ont commencé à écumer les universités pour trouver des « clients ». « Ce sont des intermédiaires, souvent même des étudiants comme nous, mais qui disent être en relation avec des hauts responsables de la Fonction publique. Pour l’instant, aucun argent n’a été demandé, mais beaucoup d’étudiants ont déjà pris langue avec ces démarcheurs », nous confie un diplômé de la faculté des sciences, rencontré sur place. Les marchands de rêves sont déjà dans la place.
© Cameroon Tribune
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