Les masseurs se frottent les mains
Vendredi, 04 Mars 2011 11:30
Santé. L’augmentation des cas d’accidents de mototaxis a favorisé le développement des activités et centres de massage à Douala.
Le nom d’Adja Lomgam Adama est connu dans son fief, à plusieurs mètres à la ronde. Le visiteur n’a pas besoin d’une enseigne pour repérer le centre de massage créé par cette dame, l’un des plus fréquentés de Douala.
L’immeuble de trois étages est situé derrière l’axe lourd Bépanda, au lieu dit « Deux cocotiers ». Le bâtiment est encore en chantier. Les murs ne sont pas crépis.
Ce dimanche 09 janvier 2011, il est 8h30. A l’entrée principale, des patients attendent impatiemment leur tour, assis sur un banc. Tous les matins, ils quittent leurs domiciles et se rendent au centre pour se faire masser. Bernard a été renversé par une voiture au mois de septembre 2010 et il souffre d’une double fracture au niveau du fémur. Il est arrivé depuis 7 heures du matin, mais la masseuse est absente. « Elle a voyagé. Je vous prie de repasser », suggère son fils Souleymanou, répondant au reporter du Jour. Le massage est assuré ce dimanche matin par le cadet de Souleymanou, un jeune homme d’à peine 20 ans. Les autres malades sont internés au rez-de-chaussée.
Le centre comprend 22 lits répartis dans 11 chambres.
Les activités de massage fleurissent dans la ville de Douala. Cette prolifération est due à l’augmentation du nombre des accidents de la circulation dans la ville, les accidents de mototaxis, les bendskins, en particulier. Ces centres sont implantés, pour la plupart, dans les quartiers populeux comme Bépanda, Village (axe lourd Douala Yaoundé), Brazzaville, etc. Agé aujourd’hui de 29 ans, Mouchili est propriétaire du centre de massage Afrique Bantou, situé au quartier Bépanda, au lieu dit Sable. Il raconte qu’il a été initié dans le massage par l’un de ses oncles. Ce dernier a quitté Foumbot et s’est implanté à Douala, quartier Aéroport, en 1993.
A l’époque, Mouchili était âgé de 12 ans et il était élève au cours moyen 1. Ce jeune masseur qui a arrêté ses études en classe de 5ème, faute de moyens, a été initié avec d’autres jeunes que l’oncle considérait comme ses enfants. Trois personnes, dont son épouse, l’assistent au centre Afrique Bantou qui est implanté à Sable depuis 2008. Mouchili est le seul technicien. Il reconnaît cependant que ses assistants, avec le temps, peuvent devenir des masseurs indépendants s’ils acquièrent de bonnes aptitudes.
Vendredi, 04 Mars 2011 11:30
Santé. L’augmentation des cas d’accidents de mototaxis a favorisé le développement des activités et centres de massage à Douala.
Le nom d’Adja Lomgam Adama est connu dans son fief, à plusieurs mètres à la ronde. Le visiteur n’a pas besoin d’une enseigne pour repérer le centre de massage créé par cette dame, l’un des plus fréquentés de Douala.
L’immeuble de trois étages est situé derrière l’axe lourd Bépanda, au lieu dit « Deux cocotiers ». Le bâtiment est encore en chantier. Les murs ne sont pas crépis.
Ce dimanche 09 janvier 2011, il est 8h30. A l’entrée principale, des patients attendent impatiemment leur tour, assis sur un banc. Tous les matins, ils quittent leurs domiciles et se rendent au centre pour se faire masser. Bernard a été renversé par une voiture au mois de septembre 2010 et il souffre d’une double fracture au niveau du fémur. Il est arrivé depuis 7 heures du matin, mais la masseuse est absente. « Elle a voyagé. Je vous prie de repasser », suggère son fils Souleymanou, répondant au reporter du Jour. Le massage est assuré ce dimanche matin par le cadet de Souleymanou, un jeune homme d’à peine 20 ans. Les autres malades sont internés au rez-de-chaussée.
Le centre comprend 22 lits répartis dans 11 chambres.
Les activités de massage fleurissent dans la ville de Douala. Cette prolifération est due à l’augmentation du nombre des accidents de la circulation dans la ville, les accidents de mototaxis, les bendskins, en particulier. Ces centres sont implantés, pour la plupart, dans les quartiers populeux comme Bépanda, Village (axe lourd Douala Yaoundé), Brazzaville, etc. Agé aujourd’hui de 29 ans, Mouchili est propriétaire du centre de massage Afrique Bantou, situé au quartier Bépanda, au lieu dit Sable. Il raconte qu’il a été initié dans le massage par l’un de ses oncles. Ce dernier a quitté Foumbot et s’est implanté à Douala, quartier Aéroport, en 1993.
A l’époque, Mouchili était âgé de 12 ans et il était élève au cours moyen 1. Ce jeune masseur qui a arrêté ses études en classe de 5ème, faute de moyens, a été initié avec d’autres jeunes que l’oncle considérait comme ses enfants. Trois personnes, dont son épouse, l’assistent au centre Afrique Bantou qui est implanté à Sable depuis 2008. Mouchili est le seul technicien. Il reconnaît cependant que ses assistants, avec le temps, peuvent devenir des masseurs indépendants s’ils acquièrent de bonnes aptitudes.

