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Toli Sous le Manguier

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MISSIPO MISSIPO a écrit le 4 mars 2011 à 11h28
.Zuma déjoue les calculs de Sarkozy

Le président français a voulu aligner l’Afrique du Sud sur ses positions au sujet des crises ivoiriennes et libyennes. Mais le chef d’État sud-africain qui n’a pas accepté de distraction a poursuivi son programme de visite officielle en France avec, comme point culminant, la recherche de partenaires pour booster l’économie de son pays par la création d’emplois. Commentaire.

“ Quand on a du caractère, on l’affiche! ” Ce slogan du Messager pourrait bien s’appliquer aux rapports du président sud-africain Jacob Zuma avec le locataire de l’élysée, Nicolas Sarkozy. En visite officielle en France pour la première fois depuis mardi 02 mars à l’invitation du chef de l’État français, le chef de la nation arc-en-ciel n’a pas fait profil bas comme certains présidents des républiques africaines francophones, habitués à s’aligner sur les positions françaises au sujet des crises politiques dans le monde. Deux situations le démontrent : le dossier de la Côte d’Ivoire et le brûlot libyen.

Alors que Nicolas Sarkozy pense qu’il faut chasser Laurent Gbagbo et Mouammar Khadafi du pouvoir en utilisant au besoin la force, Jacob Zuma a fait valoir des points de vue contraires. Sur le cas libyen, il suggère une résolution pacifique du problème. Au sujet du cas ivoirien, il affirme qu’il n’a pas de position particulière, jusqu’à ce que la commission des cinq chefs d’État commis par l’Union africaine pour trouver des solutions de sortie de crise délibèrent à travers leurs conclusions. Une manière très diplomatique de dire au chef d’Etat français que les positions de la France officielle ne rencontrent pas son assentiment.

La France comptait en effet sur la voix du président de la première puissance économique et militaire de l’Afrique pour lancer une nouvelle offensive médiatique avec pour objectif la permanence de son point de vue au sein de l’opinion. Elle espérait qu’une déclaration de Zuma engagerait mieux l’Afrique du Sud dans la chasse à Gbagbo et à Khadafi. Mais la démonstration vient d’être faite qu’à côté d’une certaine Afrique, il y a l’Afrique du Sud : la Françafrique a des limites! Élu dans un pays démocratique, Zuma sait autant que Sarkozy que la dictature est la pire chose que des citoyens peuvent subir. Toutefois, il n’est pas prêt à engager son pays dont il défend les intérêts dans des opérations aux desseins inavoués
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