Armés sommairement à notre grande surprise, ces jeunes dont certains sont cagoulés suivent sans dire un mot le discours de l’animateur du meeting du jour. Le décor est rapidement planté : « « C’est notre dernière bataille, Gbagbo tombera, on va le déloger, le moment est venu l’ultimatum vient d’être lancé» scande devant nous ce jeune homme plutôt frêle avec une fougue et une énergie apeurant tant la détermination se dégage de ces propos reçus avec emphase par une assemblée attentive et ordonnée composée d’une cinquantaine d’individus. L’atmosphère est cependant digne des meilleurs films de gangster mais notre surprise est grande, nous nous attendions à rencontrer des super commandos, quand nous constatons la « normalité physique » des combattants plus proches des djosseurs de naman du plateau que de militaires aguerris ou rebelles sanguinaires.
« On voulait tendre un piège en attirant les forces de l’ordre avec ce meeting pour les limer, mais ils n’ont pas osé venir ici, ils ont peur, on les tape avec nos petits fusils et on maîtrise le terrain, nous on connaît tous les petits coins d’Abidjan et eux on les connaît aussi » nous raconte un des membre du commando muni d’un fusil type « fusil de dozo » alors que nous approchions vers lui afin d’en savoir plus sur la raison de sa présence. À côté de lui un autre individu, 1m80, plutôt baraqué mai sans plus, visage caché par un foulard et regard dissimulé sous des lunettes de soleil, armé quant à lui d’une vielle kalachnikov nous indique « moi j’en ai déjà eu deux, on va vite finir avec cette affaire, Gbagbo avait été prévenu, il s’est entêté et a joué avec nous, il va comprendre », il ajoute « on a infiltré leur mouvement patriotique, on les butera un à un au moment venu, tout le monde attend le feu vert ». À peine ces propos terminés, les commandos font ordre de replier, quelques seconde après, plus un de ces individus visibles à l’horizon comme « mystiquement » volatilisés.
« Ces rebelles » sont dotés d’armes de guerre et d’armes lourdes », avait fait remarquer le colonel-major Babli Gohourou, porte-parole des Fds, au plus fort des combats. Quel est donc ce « commando invisible », aux méthodes militaires très raffinées et qui disposent d’armes de guerre sophistiquées et d’armes lourdes ?
« On voulait tendre un piège en attirant les forces de l’ordre avec ce meeting pour les limer, mais ils n’ont pas osé venir ici, ils ont peur, on les tape avec nos petits fusils et on maîtrise le terrain, nous on connaît tous les petits coins d’Abidjan et eux on les connaît aussi » nous raconte un des membre du commando muni d’un fusil type « fusil de dozo » alors que nous approchions vers lui afin d’en savoir plus sur la raison de sa présence. À côté de lui un autre individu, 1m80, plutôt baraqué mai sans plus, visage caché par un foulard et regard dissimulé sous des lunettes de soleil, armé quant à lui d’une vielle kalachnikov nous indique « moi j’en ai déjà eu deux, on va vite finir avec cette affaire, Gbagbo avait été prévenu, il s’est entêté et a joué avec nous, il va comprendre », il ajoute « on a infiltré leur mouvement patriotique, on les butera un à un au moment venu, tout le monde attend le feu vert ». À peine ces propos terminés, les commandos font ordre de replier, quelques seconde après, plus un de ces individus visibles à l’horizon comme « mystiquement » volatilisés.
« Ces rebelles » sont dotés d’armes de guerre et d’armes lourdes », avait fait remarquer le colonel-major Babli Gohourou, porte-parole des Fds, au plus fort des combats. Quel est donc ce « commando invisible », aux méthodes militaires très raffinées et qui disposent d’armes de guerre sophistiquées et d’armes lourdes ?

