"De plus cette année 2011, hébergera une élection présidentielle de tous les enjeux ! La première sortie des candidats au fauteuil présidentiel, aurait dû être remarquable. L’ont-ils seulement mesuré ? Préparé ? Cette année est une année où doivent se construire des symboles. Ou des images fortes des adversaires de Paul Biya doivent s’inscrire de manière subliminale dans l’esprit du peuple. Pour qu’ils représentent véritablement l’alternative dont le peuple a besoin. Or les actes posés par les entrepreneurs de cette semaine folle, semblent tourner le dos à cet enejeu de changement et s’attachent à ne rester que dans le prolongement du syndrome de la rue dans les pays arabes. Comme s’il fallait à tout prix une immolation par le feu pour déclencher la bagarre et récolter un mort parmi ces héros-martyrs en argile.
Quoiqu’il en soit ce fut une semaine folle où à nouveau les paradigmes se bousculèrent, les lignes se brouillèrent rendant encore plus floue la capacité de l’opposition à en finir avec Paul Biya. Lui bien calé dans son fauteuil a envoyé dans la ville rebelle et paisible de la côte une escouade d’agents qui ne sont guère fréquentables en démocratie. Loin d’être à une contradiction près, le pouvoir a déployé inutilement une artillerie qui n’avait rien à voir avec le mouvement d’humeur de quelques candidats en déshérence.
La stratégie révolutionnaire ne serait-elle réduite qu’à ça ? Des manifestations squelettiques. Des commémorations faméliques. Des sexagénaires détalant dans la rue comme des lièvres des contes d’Ahmadou Koumba. Est-ce cela le sens du combat ?
Cette semaine folle fit éclater les ordres et les représentations de la politique. Mais elle a rendu compte d’une chose: du désespoir de l’opposition. Exsangue, elle titube sur les moyens d’arriver à mettre à genou un régime dont elle n’a pas exploité les faiblesses structurelles. Exsangue, elle a laissé la place aux héros isolés et martyrs au lieu de cultiver la force du collectif. On parle de Kah Wallah, d’Anicet Ekane, Mboua Massock, Jean-Michel Nintcheu etc... Mais pas de leurs organisations. Alors qu’autrefois, au plus fort de la plus fort des mobilisations on parla de l’Upc ou encore du Sdf. Ils occupent la scène seuls. Avec leur affidés. Vont dans la rue seuls. Pour affronter peut-être le vent. À contre-courant. Sans chercher à savoir si le peuple suit. Alors il est resté à suivre sa vie. A se chercher ce mercredi 23 février. Et laissé la rue à ceux qui la parcourent une fois de temps en temps. Ce fut une semaine folle. Mais tout
Quoiqu’il en soit ce fut une semaine folle où à nouveau les paradigmes se bousculèrent, les lignes se brouillèrent rendant encore plus floue la capacité de l’opposition à en finir avec Paul Biya. Lui bien calé dans son fauteuil a envoyé dans la ville rebelle et paisible de la côte une escouade d’agents qui ne sont guère fréquentables en démocratie. Loin d’être à une contradiction près, le pouvoir a déployé inutilement une artillerie qui n’avait rien à voir avec le mouvement d’humeur de quelques candidats en déshérence.
La stratégie révolutionnaire ne serait-elle réduite qu’à ça ? Des manifestations squelettiques. Des commémorations faméliques. Des sexagénaires détalant dans la rue comme des lièvres des contes d’Ahmadou Koumba. Est-ce cela le sens du combat ?
Cette semaine folle fit éclater les ordres et les représentations de la politique. Mais elle a rendu compte d’une chose: du désespoir de l’opposition. Exsangue, elle titube sur les moyens d’arriver à mettre à genou un régime dont elle n’a pas exploité les faiblesses structurelles. Exsangue, elle a laissé la place aux héros isolés et martyrs au lieu de cultiver la force du collectif. On parle de Kah Wallah, d’Anicet Ekane, Mboua Massock, Jean-Michel Nintcheu etc... Mais pas de leurs organisations. Alors qu’autrefois, au plus fort de la plus fort des mobilisations on parla de l’Upc ou encore du Sdf. Ils occupent la scène seuls. Avec leur affidés. Vont dans la rue seuls. Pour affronter peut-être le vent. À contre-courant. Sans chercher à savoir si le peuple suit. Alors il est resté à suivre sa vie. A se chercher ce mercredi 23 février. Et laissé la rue à ceux qui la parcourent une fois de temps en temps. Ce fut une semaine folle. Mais tout

