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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Buncol Buncol de Atlanta a écrit le 1 mars 2011 à 3h38
"La rue n’a pas suivi. Le peuple est resté à observer et à compter les points. Mais les chefs de file de la politique dans la rue n’en avaient cure. Ils se regardaient marcher. Se contentant de crier, de huer, s’époumonant sur ce nouveau dégage sous les tropiques: «Biya moufdé !» Ils exultaient ! Leur bilan sera simple: les camerounaise sont des peureux. Traumatisés par la peur ils se terrent chez eux, indifférents à leur propre sort. Cette apathie ou encore cette anomie du peuple, aurait dû interpeller tous les acteurs qui parlent en son nom. toute cet avant-garde qui s’éloigne un peu plus de ses propres objectifs , transformant la lutte en un simple bras de fer , un combat entre David et Goliath, pot de fer contre pot de ter.. La symbolique ne manque pas de ressources. Tandis que de son côté le pouvoir lui, reprend son souffle.
Avec le surarmement de la sécurité présidentielle, on peut s’interroger sur les protagonistes de la bataille du Mercredi 23 février. Les acteurs qui le terrain ne seraient-ils pas pris en otage entre les clans qui se disputent la succession à Paul Biya ? Parce que comment expliquer la légèreté avec laquelle, les manifestants du 23 février abordèrent la rue alors qu’ils étaient conscients de son apathie ? Comment expliquer ce côté ridicule, voire grotesque de la résistance et cette absence totale d’organisation ? Comment comprendre que des futurs dirigeants qui veulent changer le pays, déchirent à coups de maladresses leur image en se contentant de cultiver l’idée du martyr sacrifié sans avoir accompli leur propre chemin de croix ou leur Golgotha ?
Les événements de cette semaine folle doivent être analysés sous le prisme du champ politique traversé par les luttes de concurrences où chacun déploie les moyens qu’il veut en se servant du peuple, comme une masse de manœuvre. Comme si la logique de la lutte politique a échappé au fond aux partis et est devenue otage de règlement de comptes.
Car il n’y a eu aucun travail souterrain, au corps à corps, avec les organisations de la société civile camerounaise, de celle des droits de l’homme, des femmes etc. Toute cette partie de la population camerounaise, qui dit non au quotidien et travaille pour un nouveau Cameroun. Parce qu’alors la mobilisation de 23 février 2011 aurait ete autre. Il y a tant de raisons pour avoir raison de chasser Paul Biya du pouvoir.
De plus cette année 2011, hébergera une élection présidentielle de tous les enjeux ! La première sortie des candidats au fauteuil présidentiel, aurait dû être remarquable. L
Merci de patienter...
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