C’est officiel: Jacob Zuma, président de l’Afrique du Sud, a l’intention «d’exposer ses vues» sur la Côte d’Ivoire à Nicolas Sarkozy, son homologue français, lors de son prochain voyage à Paris les 2 et 3 mars 2011.
Reflet d’un certain malaise, ces idées tiennent pour l’instant en une phrase mal tournée, émanant du ministère sud-africain des Affaires étrangères:
«Tandis que nous respectons les vues de nos amis en dehors du continent, nous aimerions qu’ils sachent que les Africains souhaiteraient plutôt avoir l’opportunité de gérer les problèmes africains, soutenus par les amis en dehors du continent, mais pour l’essentiel la solution doit venir des dirigeants africains eux-mêmes.»
En clair, «fichez-nous la paix, la France n’a rien à voir là -dedans». Une position qui, une fois décryptée, paraît nettement favorable à Laurent Gbagbo, président sortant de Côte d’Ivoire, qui se pose en nationaliste africain victime d’un complot franco-américain depuis qu’il a perdu la présidentielle du 28 novembre face à Alassane Ouattara.
Cet argument porte en Afrique du Sud, où les anciens «combattants de la liberté» du Congrès national africain (l’ANC, parti au pouvoir) ont tendance à analyser les situations africaines à travers le prisme de leur propre histoire.
Une dépêche de l’Agence de presse sud-africaine (Sapa) signale le 17 février que «la position de l’Afrique du Sud a changé» sur la Côte d’Ivoire. En quoi? Mystère et boule de gomme.
Là encore, il faut savoir lire entre les lignes avant de comprendre que la grande nouveauté tient en cette petite phrase: «Nous n’avons pas de favoris». Une déclaration faite par Maite Nkoane-Mashabane, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères. Les mots comptent, dans la guerre des nerfs et de l’opinion qui se joue depuis bientôt trois mois en Côte d’Ivoire.
Ils comptent d’autant plus que Jacob Zuma représente, avec Blaise Compaoré, président du Burkina Faso et grand allié d’Alassane Ouattara, le seul poids vraiment lourd du panel de cinq chefs d’Etat chargé par l’Union africaine (UA) de régler la crise en Côte d’Ivoire avant la fin de ce mois.
Pretoria, donné jusqu’à présent comme solidaire avec Laurent Gbagbo, n’aurait donc «pas de favori». Mais le gouvernement sud-africain n’a pas clairement dit s’il revenait sur sa reconnaissance de la victoire d’Alassane Ouattara, faite dans la foulée de l’UA en décembre.
La Côte d'Ivoire, le pire de la French Africa
Seule certitude: vue d’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire représente ce qui se fait de pire
Reflet d’un certain malaise, ces idées tiennent pour l’instant en une phrase mal tournée, émanant du ministère sud-africain des Affaires étrangères:
«Tandis que nous respectons les vues de nos amis en dehors du continent, nous aimerions qu’ils sachent que les Africains souhaiteraient plutôt avoir l’opportunité de gérer les problèmes africains, soutenus par les amis en dehors du continent, mais pour l’essentiel la solution doit venir des dirigeants africains eux-mêmes.»
En clair, «fichez-nous la paix, la France n’a rien à voir là -dedans». Une position qui, une fois décryptée, paraît nettement favorable à Laurent Gbagbo, président sortant de Côte d’Ivoire, qui se pose en nationaliste africain victime d’un complot franco-américain depuis qu’il a perdu la présidentielle du 28 novembre face à Alassane Ouattara.
Cet argument porte en Afrique du Sud, où les anciens «combattants de la liberté» du Congrès national africain (l’ANC, parti au pouvoir) ont tendance à analyser les situations africaines à travers le prisme de leur propre histoire.
Une dépêche de l’Agence de presse sud-africaine (Sapa) signale le 17 février que «la position de l’Afrique du Sud a changé» sur la Côte d’Ivoire. En quoi? Mystère et boule de gomme.
Là encore, il faut savoir lire entre les lignes avant de comprendre que la grande nouveauté tient en cette petite phrase: «Nous n’avons pas de favoris». Une déclaration faite par Maite Nkoane-Mashabane, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères. Les mots comptent, dans la guerre des nerfs et de l’opinion qui se joue depuis bientôt trois mois en Côte d’Ivoire.
Ils comptent d’autant plus que Jacob Zuma représente, avec Blaise Compaoré, président du Burkina Faso et grand allié d’Alassane Ouattara, le seul poids vraiment lourd du panel de cinq chefs d’Etat chargé par l’Union africaine (UA) de régler la crise en Côte d’Ivoire avant la fin de ce mois.
Pretoria, donné jusqu’à présent comme solidaire avec Laurent Gbagbo, n’aurait donc «pas de favori». Mais le gouvernement sud-africain n’a pas clairement dit s’il revenait sur sa reconnaissance de la victoire d’Alassane Ouattara, faite dans la foulée de l’UA en décembre.
La Côte d'Ivoire, le pire de la French Africa
Seule certitude: vue d’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire représente ce qui se fait de pire

