Monsieur,
Eh bien, souffrez un petit instant que je me pince avec un peu de violence, après tant d’années de silence d’une lâche captivité, pour dénoncer avec véhémence, à haute et intelligible voix, prenant solennellement à témoin la nation camerounaise tout entière, l’opinion internationale, et tous ceux qui de par le monde sont sensibles à la défense des droits humains, et crier à votre intention :
«14 ans de torture, Monsieur, ça suffit ! »
J’ai été honteusement réifié en un vulgaire otage de votre vitrine politique. Ma liberté m’a été confisquée sans raison. Que votre raison veuille bien me la restituer ! L’image désormais blafarde et tant écornée du Cameroun en bénéficierait à coup sûr en rayonnement, de l’intérieur comme à l’extérieur…
A la fin, que sont-elles devenues mes convictions et mes opinions politiques, artifices qui m’ont gratifié de cette lourde infortune en 1997 ?
Eh bien, elles n’ont pas changé d’une virgule ; bien au contraire, par mon combat silencieux, mais pas pour autant moins téméraire, elles se sont raffermies, densifiées, voire pétrifiées, toujours à la recherche d’un idéal partagé pour l’émancipation et l’épanouissement d’un peuple qui le mérite bien…
Je vous prie, Monsieur le Président, d’agréer l’expression de ma très haute considération, et de bien vouloir accepter la sincérité de mes vœux de paix et de santé, à l’occasion de votre anniversaire…
Eh bien, souffrez un petit instant que je me pince avec un peu de violence, après tant d’années de silence d’une lâche captivité, pour dénoncer avec véhémence, à haute et intelligible voix, prenant solennellement à témoin la nation camerounaise tout entière, l’opinion internationale, et tous ceux qui de par le monde sont sensibles à la défense des droits humains, et crier à votre intention :
«14 ans de torture, Monsieur, ça suffit ! »
J’ai été honteusement réifié en un vulgaire otage de votre vitrine politique. Ma liberté m’a été confisquée sans raison. Que votre raison veuille bien me la restituer ! L’image désormais blafarde et tant écornée du Cameroun en bénéficierait à coup sûr en rayonnement, de l’intérieur comme à l’extérieur…
A la fin, que sont-elles devenues mes convictions et mes opinions politiques, artifices qui m’ont gratifié de cette lourde infortune en 1997 ?
Eh bien, elles n’ont pas changé d’une virgule ; bien au contraire, par mon combat silencieux, mais pas pour autant moins téméraire, elles se sont raffermies, densifiées, voire pétrifiées, toujours à la recherche d’un idéal partagé pour l’émancipation et l’épanouissement d’un peuple qui le mérite bien…
Je vous prie, Monsieur le Président, d’agréer l’expression de ma très haute considération, et de bien vouloir accepter la sincérité de mes vœux de paix et de santé, à l’occasion de votre anniversaire…

