Un manque de liquidités dans les banques
Au plan financier, la situation est également des plus dramatiques. En décidant fin janvier de fermer le robinet de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) à ses agences ivoiriennes, l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) a porté un coup très dur au président sortant Laurent Gbagbo.
La coupure du système électronique de « compensation interbancaire », dépendant de la BCEAO et qui permet aux banques de la place de travailler ensemble, a eu pour conséquence immédiate de désorganiser profondément le système bancaire ivoirien. En urgence, le pouvoir a appelé les banques à recourir à la « compensation manuelle ». Une opération qui doit s’effectuer à l’agence principale de la BCEAO à Abidjan aujourd’hui placée sous la haute surveillance des forces de sécurité fidèles à Laurent Gbagbo.
Pour le camp Gbagbo, l’enjeu est d’alimenter le système en liquidités alors qu’il y a de moins en moins d’argent pour faire tourner l’économie. Mais certaines banques refusent de recourir à ce système non sécurisé. Résultat, de nombreux distributeurs d’argent sont vides et les banques ont dû imposer des limites au montant autorisé de retraits.
Au plan financier, la situation est également des plus dramatiques. En décidant fin janvier de fermer le robinet de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) à ses agences ivoiriennes, l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) a porté un coup très dur au président sortant Laurent Gbagbo.
La coupure du système électronique de « compensation interbancaire », dépendant de la BCEAO et qui permet aux banques de la place de travailler ensemble, a eu pour conséquence immédiate de désorganiser profondément le système bancaire ivoirien. En urgence, le pouvoir a appelé les banques à recourir à la « compensation manuelle ». Une opération qui doit s’effectuer à l’agence principale de la BCEAO à Abidjan aujourd’hui placée sous la haute surveillance des forces de sécurité fidèles à Laurent Gbagbo.
Pour le camp Gbagbo, l’enjeu est d’alimenter le système en liquidités alors qu’il y a de moins en moins d’argent pour faire tourner l’économie. Mais certaines banques refusent de recourir à ce système non sécurisé. Résultat, de nombreux distributeurs d’argent sont vides et les banques ont dû imposer des limites au montant autorisé de retraits.

