Réaction à l’interview de Bell parue sur Camerounlink(www.camerounlink.com)
Sans renier le droit qu’à quiconque de donner son opinion (ce d’autant plus que l’actualité internationale s’y prête à merveille), permettez-moi néanmoins de m’insurger contre la position erronée et biaisée qu’adopte M. Bell sur la crise irakienne et ce dans l’interview que vous lui avez récemment accordé.
Consternant !
Une fois de plus, M.Bell étale ses limites. Mais cette fois-ci, pas à propos du football, sujet sur lequel, au regard de son passé lointain, il a peut être droit au chapitre. Non ! Il s’agit plutôt de la lecture erronée qu’il fait de la crise irakienne. L’homme semble mal maîtriser son sujet. Ç’aurait été plus aisé pour lui d’enquérir le concours d’un étudiant de 2ème année en droit. Il lui aurait sans doute fait une lecture explicative des dispositions de la Chartes des Nations Unies ainsi qu’un bref résumé de l’histoire des relations internationales depuis la fin de la 2nde guerre mondiale. Mais nous savons tous que l’orgueil et la suffisance de l’homme lui interdisent pareille démarche !
S’il tente d’expliquer et de justifier les positions des acteurs de la crise irakienne actuelle par un jeu d’intérêt, cela n’est pas surprenant de la part du personnage. Le parcours professionnel et post-professionnel de l’individu illustre à merveille ses prises de position. Là où le bon sens le plus banal dicte la conduite à suivre, notre homme a toujours fait montre d’une extraordinaire capacité à s’engluer dans des calculs tortueux dont il est seul à appréhender les tenants et les aboutissants. Et le résultat a chaque fois été catastrophique !
Dans son schéma de pensée, l’individu Bell, n’arrive pas à faire la distinction (et à tirer les conséquences qui s’imposent) entre un acte terroriste et une agression étatique : ce n’est pas parce qu’un État, fut-il le plus puissant (militairement s’entend) a tragiquement perdu 3000 de ses citoyens, de suite d’un acte terroriste, que cela donne le droit à ses dirigeants, d’agresser militairement un autre pays (au risque de pertes en vies humaines civiles encore plus massives), et cela sans que soit démontré le lien de causalité qui existe entre les deux fait. C’est pourtant élémentaire.
Pire encore, qui a le pouvoir de dire si tel ou tel gouvernement est bon ou mauvais ? Bell se rappelle-t-il de nous avoir dit qu’un candidat à une élection présidentielle était le moins mauvais alors qu’une frange des observateurs internationaux (avec l’ambassadrice des USA à Yaoundé en tête) laissait entendre que c’est la pire catastrophe que le Cameroun ait jamais connue? Qu’aurait-il dit si les États unis avaient rassemblé une coalition des pays anglo-saxons pour venir déloger le candidat en question déclaré plus tard « élu », tout simplement parce que ce dernier constituait un obstacle à leurs « intérêts » ?
On peut à la rigueur expliquer la position américaine, mais elle est injustifiable tant sur le plan moral que sur le plan juridique. Elle remet en effet en cause toutes les « convenances » ayant présidé à la conduite des relations internationales depuis la fin de la 2nde guerre mondiale. Ce sont ces gentleman’s agreements qui nous ont permis de passer un demi siècle de paix, sans conflit majeur.
Toutes les tentatives visant à justifier la position américaine se soldent par le ridicule. Bell n’a qu’à prendre pour exemple les déboires domestiques des ténors du camp pro américain pour comprendre de quoi il retourne. Ils se demandent aujourd’hui dans quel merdier ils se sont embourbés. Leur opinion publique les presse de répondre à la question de savoir s’il est de leur « intérêt » à long terme d’attaquer l’Irak.
Hélas, on sait très bien l’idée que se fait Monsieur Bell du ridicule : il ne tue point !
Ses différentes sorties médiatiques, récentes comme lointaines montrent qu’il n’en a pas peur sinon il n’aurait pas aligné un tel nombre de boutades en quelques années. Il n’en est pas à sa première et ce n’est sans doute pas la dernière. L’homme s’est depuis toujours singularisé par la bêtise. Ce que les observateurs naïfs ont cru être des erreurs de jugement s’est révélé à la longue être une certaine obstination à se considérer comme l’élu (à défaut d’avoir été élu…) chargé d’une mission quasi divine : celle d’éclairer les pauvres ignares que nous sommes (Bush ne prétend pas autre chose…)
Mais loin de blâmer Bell, on peut le comprendre dans une certaine mesure. Est-ce de sa faute si les « faiseurs d’opinion » devenus, devenus au fil des temps, des « faiseurs de rois », se complaisent à considérer que, parce que l’on a passé quelques années de sa vie à empêcher un ballon de passer au travers de 2 poteaux surmontés d’une latte, on devient nécessairement intelligent et du même coup leader d’opinion.
C’est vrai, il existe des footballeurs intelligents. Mais ils sont humbles et dotés du bon sens qu’ils savent utiliser.
De grâce donc, épargnez-nous ces individus aigris qui comptent plus d’échecs que de réussites à leur palmarès et dont les ambitions inassouvis finissent par traumatiser. Affecté du syndrome de persécution, ils ont vite fait d’oublier qu’ils sont leur propre fossoyeur. Nul n’ignore en effet l’adage : « qui sème le vent récolte la tempête ».
Comme un vieux lion, Bell devrait se retirer, panser ses blessures, penser son avenir. Si les feux de la rampe lui manquent trop, il n’a qu’à se convertir. L’éventail du choix est large : comédien (ça lui irait à merveille étant donné ses talents, en plus sait-on jamais, cela peut déboucher sur une nomination au poste de Minjes), chanteur (d’autres y réussissent plutôt bien). S’il se croit toujours dépositaire d’une mission divine, en l’occurrence celle de sauver le football camerounais, il peut devenir ramasseur de balles au stade Ahmadou Ahidjo ou au stade de Piment de Bangoulap s’il préfère, cela nous fera toujours quelques minutes perdues de… gagnées !
Qu’il se le dise, il est définitivement passé à côté de l’histoire et pour paraphraser l’autre, une fois de plus, « il a raté là une bonne occasion de se taire ».
Sans renier le droit qu’à quiconque de donner son opinion (ce d’autant plus que l’actualité internationale s’y prête à merveille), permettez-moi néanmoins de m’insurger contre la position erronée et biaisée qu’adopte M. Bell sur la crise irakienne et ce dans l’interview que vous lui avez récemment accordé.
Consternant !
Une fois de plus, M.Bell étale ses limites. Mais cette fois-ci, pas à propos du football, sujet sur lequel, au regard de son passé lointain, il a peut être droit au chapitre. Non ! Il s’agit plutôt de la lecture erronée qu’il fait de la crise irakienne. L’homme semble mal maîtriser son sujet. Ç’aurait été plus aisé pour lui d’enquérir le concours d’un étudiant de 2ème année en droit. Il lui aurait sans doute fait une lecture explicative des dispositions de la Chartes des Nations Unies ainsi qu’un bref résumé de l’histoire des relations internationales depuis la fin de la 2nde guerre mondiale. Mais nous savons tous que l’orgueil et la suffisance de l’homme lui interdisent pareille démarche !
S’il tente d’expliquer et de justifier les positions des acteurs de la crise irakienne actuelle par un jeu d’intérêt, cela n’est pas surprenant de la part du personnage. Le parcours professionnel et post-professionnel de l’individu illustre à merveille ses prises de position. Là où le bon sens le plus banal dicte la conduite à suivre, notre homme a toujours fait montre d’une extraordinaire capacité à s’engluer dans des calculs tortueux dont il est seul à appréhender les tenants et les aboutissants. Et le résultat a chaque fois été catastrophique !
Dans son schéma de pensée, l’individu Bell, n’arrive pas à faire la distinction (et à tirer les conséquences qui s’imposent) entre un acte terroriste et une agression étatique : ce n’est pas parce qu’un État, fut-il le plus puissant (militairement s’entend) a tragiquement perdu 3000 de ses citoyens, de suite d’un acte terroriste, que cela donne le droit à ses dirigeants, d’agresser militairement un autre pays (au risque de pertes en vies humaines civiles encore plus massives), et cela sans que soit démontré le lien de causalité qui existe entre les deux fait. C’est pourtant élémentaire.
Pire encore, qui a le pouvoir de dire si tel ou tel gouvernement est bon ou mauvais ? Bell se rappelle-t-il de nous avoir dit qu’un candidat à une élection présidentielle était le moins mauvais alors qu’une frange des observateurs internationaux (avec l’ambassadrice des USA à Yaoundé en tête) laissait entendre que c’est la pire catastrophe que le Cameroun ait jamais connue? Qu’aurait-il dit si les États unis avaient rassemblé une coalition des pays anglo-saxons pour venir déloger le candidat en question déclaré plus tard « élu », tout simplement parce que ce dernier constituait un obstacle à leurs « intérêts » ?
On peut à la rigueur expliquer la position américaine, mais elle est injustifiable tant sur le plan moral que sur le plan juridique. Elle remet en effet en cause toutes les « convenances » ayant présidé à la conduite des relations internationales depuis la fin de la 2nde guerre mondiale. Ce sont ces gentleman’s agreements qui nous ont permis de passer un demi siècle de paix, sans conflit majeur.
Toutes les tentatives visant à justifier la position américaine se soldent par le ridicule. Bell n’a qu’à prendre pour exemple les déboires domestiques des ténors du camp pro américain pour comprendre de quoi il retourne. Ils se demandent aujourd’hui dans quel merdier ils se sont embourbés. Leur opinion publique les presse de répondre à la question de savoir s’il est de leur « intérêt » à long terme d’attaquer l’Irak.
Hélas, on sait très bien l’idée que se fait Monsieur Bell du ridicule : il ne tue point !
Ses différentes sorties médiatiques, récentes comme lointaines montrent qu’il n’en a pas peur sinon il n’aurait pas aligné un tel nombre de boutades en quelques années. Il n’en est pas à sa première et ce n’est sans doute pas la dernière. L’homme s’est depuis toujours singularisé par la bêtise. Ce que les observateurs naïfs ont cru être des erreurs de jugement s’est révélé à la longue être une certaine obstination à se considérer comme l’élu (à défaut d’avoir été élu…) chargé d’une mission quasi divine : celle d’éclairer les pauvres ignares que nous sommes (Bush ne prétend pas autre chose…)
Mais loin de blâmer Bell, on peut le comprendre dans une certaine mesure. Est-ce de sa faute si les « faiseurs d’opinion » devenus, devenus au fil des temps, des « faiseurs de rois », se complaisent à considérer que, parce que l’on a passé quelques années de sa vie à empêcher un ballon de passer au travers de 2 poteaux surmontés d’une latte, on devient nécessairement intelligent et du même coup leader d’opinion.
C’est vrai, il existe des footballeurs intelligents. Mais ils sont humbles et dotés du bon sens qu’ils savent utiliser.
De grâce donc, épargnez-nous ces individus aigris qui comptent plus d’échecs que de réussites à leur palmarès et dont les ambitions inassouvis finissent par traumatiser. Affecté du syndrome de persécution, ils ont vite fait d’oublier qu’ils sont leur propre fossoyeur. Nul n’ignore en effet l’adage : « qui sème le vent récolte la tempête ».
Comme un vieux lion, Bell devrait se retirer, panser ses blessures, penser son avenir. Si les feux de la rampe lui manquent trop, il n’a qu’à se convertir. L’éventail du choix est large : comédien (ça lui irait à merveille étant donné ses talents, en plus sait-on jamais, cela peut déboucher sur une nomination au poste de Minjes), chanteur (d’autres y réussissent plutôt bien). S’il se croit toujours dépositaire d’une mission divine, en l’occurrence celle de sauver le football camerounais, il peut devenir ramasseur de balles au stade Ahmadou Ahidjo ou au stade de Piment de Bangoulap s’il préfère, cela nous fera toujours quelques minutes perdues de… gagnées !
Qu’il se le dise, il est définitivement passé à côté de l’histoire et pour paraphraser l’autre, une fois de plus, « il a raté là une bonne occasion de se taire ».

