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Un passant Un passant a écrit le 4 février 2011 à 13h06
Fin d’un rêve pour Gamal MOUBARAK et Karim WADE !

Alors que la succession dynastique opérée au Togo en 2005 au lendemain de la mort de son géniteur par Faure Gnassingbé semble avoir inauguré une nouvelle ère sur le continent, vu qu’il a été suivi par son frère et ami Ali BONGO, la colère de la rue Magrébine va, de l’avis de nombre d’observateurs, mettre fin aux ambitions présidentialistes d’autres fils de présidents comme Gamal MOUBARAK et Karim WADE.

Indubitablement, l’Afrique connaît en ce début d’année une nouvelle forme de révolution : celle de la rue. Une rue qui est arrivée à faire partir le président Ben ALI du pouvoir en Tunisie et fait trembler en ce moment même le Raïs Égyptien, Hosni Moubarak. Plus que ces dictateurs, les mouvements de révolte qui se répandent dans les pays africains ces dernières semaines auront aussi le mérite de mettre fin à une nouvelle forme de succession apparue sur le continent au début du nouveau millésime. En effet, dès 1999, avec l’arrivée au pouvoir des fils, en République démocratique du Congo (RDC) de Joseph KABILA en lieu et place de son père, victime d’un assassinat, de Faure Gnassingbé et d’Ali Ben Bongo respectivement au Togo en 2005 et au Gabon en 2010 suite à la mort de leur père, Eyadéma Gnassingbé et Omar Bongo, est née sur le continent noir une nouvelle forme de succession. Cette nouvelle trouvaille qui fait suite à celle des coups d’Etat aux pères des indépendances africaines, va tout de suite faire des émules et faire rêver d’autres fils de président sur le continent. C’est ainsi que l’on parlait de Karim Wade au Sénégal et de Gamal Moubarak en Égypte. Sans oublier la Libye , la Guinée Équatoriale et bien d’autres pays du continent où les dirigeants actuels préparent leurs rejetons à leur succéder une fois qu’ils auront cassé la pipe. Mais avec les contestations de la rue maghrébine, nul doute que le rêve n’est plus réalisable pour ces chefs d’Etat en gestation.

Les voix s’élèvent déjà pour mettre en garde ceux qui ont ce projet sous les bras. Au Sénégal ce week end, l’ancien Premier ministre et opposant sénégalais, Moustapha NIASSE a averti le président Wade : «Ce que les Tunisiens ont fait, les Sénégalais peuvent le faire ». Et de demander au président sénégalais « de changer de politique ».

Au dernier sommet de l’UA à Addis-Abéba, le Secrétaire général des nations unies, Ban Ki- Moon a appelé « les dirigeants à écouter attentivement -plus attentivement, plus sincèrement- la voix du peuple, ses aspirations, ses espoirs pour un avenir meil
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