2003-2008 : la période des acquisitions et des placements
Simone, qui centralise la grande partie du butin, se charge de le recycler dans des acquisitions foncières et immobilières. Plusieurs propriétés privées sont rachetées à Abidjan et à Yamoussoukro. Dans la capitale économique, l'Institut de beauté d'Abidjan, IBa, plusieurs villas à Marcory résidentiel et en Zone 4, sont acquises. En 2007-2008, Simone, en compagnie d'autres proches, investit dans le Collège International de la Corniche. Dans la capitale politique, les hôtels Le Bonheur I et II s'ajoutent au patrimoine du couple. en 2003, Simone Gbagbo ouvre plusieurs comptes à Ecobank. Au mois de mai de la même année, elle dépose plusieurs chèques d'un montant total de 14 milliards FCFA dans les banques suisses Leumi et Hapoalim. D'autres fonds, aussi importants, sont déposés dans une agence suisse du Crédit lyonnais. Toujours en 2003, elle commissionne Géneviève Bro Grébé, qui dirigeait le ministère des Sports, pour déposer d'importants fonds sur un compte, ouvert en son nom, à la Société Générale à Paris, Boulevard Hausman. En novembre 2004, la Première Dame place la mirobolante somme de 100 millions d'euros dans un compte à la BFa, alors gérée par Charles Rabet. Aujourd'hui, cette banque ivoirienne dont le capital de 22.676.000.000 FCFA est détenu par l'état et des " porteurs privés nationaux " est sous le double contrôle de la fille de Simone Gbagbo, Mme appiah, qui en préside le Conseil d'administration et de son époux, M. appiah, le Directeur général. Les Ivoiriens seront certainement surpris de l'apprendre, mais leur ex-première Dame fait aussi dans le caritatif. En effet, Simone Gbagbo dirige une fondation fantôme qui porte son nom. Il y a deux ans environ, sur un compte de cette fondation, domicilié à l'île néerlandaise de Saint-Martin (un paradis fiscal dans les Antilles), elle a fait déposer 35 millions d'euro. Comme deux monstres insatiables, Simone et Laurent poursuivent le pillage des fonds publics. Des braquages qui feraient pâlir de jalousie Sia Popo, l'auteur du coup du siècle à la BCeao, agence nationale d'Abidjan. En effet, à partir de 2008, Marcellin Zahui, directeur général de la Caisse d'épargne et des chèques postaux, CeCP, réalise plusieurs placements au profit du couple en Angola. Concomitamment, d'autres patrons du public, comme Marcel Gossio, devenu spécialiste des transferts de fonds, opèrent impunément dans l'ombre. Des sommes faramineuses sont blanchies au Liban, Dans les pays du Golf, dans les Î
Simone, qui centralise la grande partie du butin, se charge de le recycler dans des acquisitions foncières et immobilières. Plusieurs propriétés privées sont rachetées à Abidjan et à Yamoussoukro. Dans la capitale économique, l'Institut de beauté d'Abidjan, IBa, plusieurs villas à Marcory résidentiel et en Zone 4, sont acquises. En 2007-2008, Simone, en compagnie d'autres proches, investit dans le Collège International de la Corniche. Dans la capitale politique, les hôtels Le Bonheur I et II s'ajoutent au patrimoine du couple. en 2003, Simone Gbagbo ouvre plusieurs comptes à Ecobank. Au mois de mai de la même année, elle dépose plusieurs chèques d'un montant total de 14 milliards FCFA dans les banques suisses Leumi et Hapoalim. D'autres fonds, aussi importants, sont déposés dans une agence suisse du Crédit lyonnais. Toujours en 2003, elle commissionne Géneviève Bro Grébé, qui dirigeait le ministère des Sports, pour déposer d'importants fonds sur un compte, ouvert en son nom, à la Société Générale à Paris, Boulevard Hausman. En novembre 2004, la Première Dame place la mirobolante somme de 100 millions d'euros dans un compte à la BFa, alors gérée par Charles Rabet. Aujourd'hui, cette banque ivoirienne dont le capital de 22.676.000.000 FCFA est détenu par l'état et des " porteurs privés nationaux " est sous le double contrôle de la fille de Simone Gbagbo, Mme appiah, qui en préside le Conseil d'administration et de son époux, M. appiah, le Directeur général. Les Ivoiriens seront certainement surpris de l'apprendre, mais leur ex-première Dame fait aussi dans le caritatif. En effet, Simone Gbagbo dirige une fondation fantôme qui porte son nom. Il y a deux ans environ, sur un compte de cette fondation, domicilié à l'île néerlandaise de Saint-Martin (un paradis fiscal dans les Antilles), elle a fait déposer 35 millions d'euro. Comme deux monstres insatiables, Simone et Laurent poursuivent le pillage des fonds publics. Des braquages qui feraient pâlir de jalousie Sia Popo, l'auteur du coup du siècle à la BCeao, agence nationale d'Abidjan. En effet, à partir de 2008, Marcellin Zahui, directeur général de la Caisse d'épargne et des chèques postaux, CeCP, réalise plusieurs placements au profit du couple en Angola. Concomitamment, d'autres patrons du public, comme Marcel Gossio, devenu spécialiste des transferts de fonds, opèrent impunément dans l'ombre. Des sommes faramineuses sont blanchies au Liban, Dans les pays du Golf, dans les Î

