Mais ils tirent également leur épingle du jeu dans la production de nombreuses autres biens consommés par les Ivoiriens tels que l'eau minérale (Céleste), les produits d'imprimerie (journaux, magazines, livres, emballages cartonnés, etc.). En retour, les ezzédine renvoient l'ascenseur, bourré de fric, aux Gbagbo. Échange de bons procédés. Plusieurs autres hommes d'affaires, Ivoiriens ou d'origine étrangère, gravitent depuis dix ans autour du couple Gbagbo et, prospèrent sous leur parapluie politique. Le plus célèbre des nationaux par ses acquisitions tonitruantes se nomme Charles Kader Goré, CKG. Spécialiste des coups fumants, ce " Golden boy de la refondation ", a pris, entre autres, le contrôle, il y a quelques années, de Chocodi, et de Yara (spécialiste des engrais). Outre CKG, on peut également citer Stéphane eholié dont les milieux d'affaires disent qu'il partage les dividendes de Simat (Transit maritime) avec la Première Dame. Chez les Gbagbo, la fortune est maintenant palpable. Cependant, une question se pose désormais : que faut-il en faire ? La question est d'autant plus cruciale pour le couple que, depuis l'éclatement de la crise du 19 septembre et la signature des accords de réconciliation, les fonds, privés ou publics, d'origine ivoirienne font l'objet de surveillance accrue en France et dans les états de l'union européenne.

