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Toli Sous le Manguier

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Malembe malembe Malembe malembe a écrit le 3 février 2011 à 17h20
La jonction avec les milieux d'affaires mafieux
Les chaudes alertes du 19 septembre et les soubresauts des accords de Linas-Marcoussis passés, l'expérience aidant, le couple présidentiel, qui a décidé de ne plus faire de cadeau aux Ivoiriens, fait évoluer sa méthode vers un système de remontée de fonds illicites mieux élaboré. Il étend ses tentacules au-delà de la zone publique. Certains opérateurs économiques, adeptes de l'argent facile, après avoir servi comme sinistres intermédiaires dans le trafic des armes, profiteront des moments de fragilité du régime pour pénétrer, durablement, les arcanes de la politique et consolider, ainsi, le pont entre le business sale et le pouvoir souillé. Parmi eux, les frères ezzédine, dont le plus célèbre se prénomme Ibrahim. En moins d'une décennie, ce dernier est passé du statut de simple grossiste de cigarettes et de marchandises diverses, à celui d'industriel qui rachète tout à tour de bras. Il a défrayé la chronique, en décembre dernier, pour avoir pris la tête d'un groupe d'hommes d'affaires d'origine libanaise, qui s'est donné pour mission de mobiliser assez d'argent frais (plusieurs dizaines de milliards) afin d'aider le régime Gbagbo à contourner les sanctions économiques de l'ueMoa et des institutions financières internationales. Dans toutes les filiales du groupe baptisé " Le carré d'or ", holding des ezzédine, toutes les transactions doivent se faire dorénavant en espèces sonnantes. Surtout pas de chèque, car le régime a besoin de sang.pardon, d'argent frais. Des instructions sont données à tous, employés, clients et partenaires. C'est le même groupe ezzédine qui s'est offert, en 2010, les imprimeries du groupe omaïs (Mici, embalci), celles de nady rayess (rotoci) et le photograveur Graficolor, pour 35 milliards de FCFA payés rubis sur l'ongle. A Ibrahim ezzédine et ses frères, les Gbagbo ont fait gagner de l'argent. Beaucoup d'argent. Notamment, en leur faisant bénéficier d'énormes avantages fiscaux et douaniers, au détriment d'une concurrence nationale dont les ténors sont réduits au rang de simples revendeurs. Par le raccourci de l'alliance avec le politique, ils sont devenus aujourd'hui les rois du riz et des pates alimentaires.
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