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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Malembe malembe Malembe malembe a écrit le 3 février 2011 à 17h17
Le Temps du doute
Au palais, en ce début de mars 2003, flotte une atmosphère de fin de règne. Déjà ? Évidemment ! Dès le retour de Laurent Gbagbo du sommet de Kléber qui a consacré les accords de Linas-Marcoussis, en France, plus rien ne sera comme avant. Le partage du pouvoir, scellé par ces accords, permet la mise sur pied d'un gouvernement de réconciliation nationale, avec à sa tête un Premier ministre aux pouvoirs élargis. Cette évolution politique, radicale en apparence, achève de convaincre le couple fantasque, mais aussi tous les barons de la refondation que, pour eux, l'heure avait sonnée d'assurer leurs arrières. A l'époque, peu d'entre eux vendaient encore cher la peau du régime. En dépit de nombreuses et violentes manifestations de soutien orchestrées par Charles Blé Goudé et ses " jeunes patriotes ", Laurent Gbagbo est apparu aux siens comme un roi sans couronne, et Simone, une tigresse blessée. Alors, l'enrichissement illicite prend des allures de mise à sacs du patrimoine et des ressources publiques, à un rythme incroyable. a titre d'exemple, le ministre de l'agriculture sortant, Sébastien Danon Djédjé, avant la passation de services, fait émettre un chèque d'un milliard FCFA en son nom par une des structures de la filière café-cacao. Les Ivoiriens se souviendront que c'est après la mise en place, en mars 2003, du gouvernement de réconciliation nationale dirigé par Seydou Elimane Diarra, que le pillage des deniers publics a connu son apogée. Laurent Gbagbo et son clan, malgré la nomination de ministres de l'opposition et des Forces nouvelles, gardent la haute main sur tous les établissements publics nationaux (epn) ainsi que les entreprises publiques. Dans le secteur du café-cacao, les ressources sont carrément détournées à coups de dizaines de milliards (voir le scandale de l'usine de Fulton, aux USA, les procès en cours contre les dirigeants de la filière, entre autres). Celles du pétrole ne sont même pas enregistrées au Budget de l'état. Tous les prétextes sont bons pour justifier l'injustifiable. Ainsi, le fameux budget de souveraineté est régulièrement et directement alimenté à partir des tuyaux abusivement branchés sur les recettes des Douanes et des Impôts, les fonds de certains projets, notamment le Sida, et les revenus de grandes entreprises d'état. Plus tard, quand il parviendra à stabiliser son pouvoir, à coups de manouvres spectaculaires, Laurent Gbagbo lâchera cette phrase devenue culte, véritable éloge à la corruption : " Si j'avais su qu'avec l'argent on
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