La saignée des entreprises publiques
L'appétit venant en mangeant, le couple étend, très vite, ses tentacules aux entreprises publiques et parapubliques. Toutes les sociétés d'état sont désormais mises à contribution et leurs dirigeants, pour conserver leur poste, passent " au rapport ", hebdomadaire ou mensuel, selon les cas, à la résidence de Cocody. Ports d'Abidjan et de San Pedro, Sotra, Sir, Petroci, Gestoci, Sicogi, Lonaci, Douanes, Impôts, pour ne citer que celles-là . Aucune entreprise juteuse ne manque à l'appel. Les unes servent Monsieur le Président, les autres Madame la Première Dame et, bien plus tard, la seconde Première Dame, Nadiana Bamba. C'est ainsi que le directeur de la Sotra, Philippe Attey, manifestera un zèle particulier à apporter, chaque fin de semaine, une enveloppe consistante à la Première Dame (environ une dizaine de millions FCFA), pour le carburant du week-end et bien d'autres petits cadeaux. Cependant, Simone et Laurent Gbagbo réaliseront, très tôt, que l'argent gagné facilement, s'évapore aussi rapidement et, surtout, ne les met pas suffisamment à l'abri de la relative pauvreté dans laquelle ils ont vécu la majeure partie de leur vie d'opposants. Mais, c'est le choc du 19 septembre 2002 et ses conséquences politiques qui les réveilleront brutalement. Et leur rapport au pouvoir et à l'argent évoluera d'autant. Les achats d'armes seront un excellent prétexte pour brasser des centaines de milliards de FCFA, sorties hâtivement des caisses de l'état. Et la frénésie du gain facile s'empare alors du couple et de toute la sphère dirigeante qui gravite autour de lui.
L'appétit venant en mangeant, le couple étend, très vite, ses tentacules aux entreprises publiques et parapubliques. Toutes les sociétés d'état sont désormais mises à contribution et leurs dirigeants, pour conserver leur poste, passent " au rapport ", hebdomadaire ou mensuel, selon les cas, à la résidence de Cocody. Ports d'Abidjan et de San Pedro, Sotra, Sir, Petroci, Gestoci, Sicogi, Lonaci, Douanes, Impôts, pour ne citer que celles-là . Aucune entreprise juteuse ne manque à l'appel. Les unes servent Monsieur le Président, les autres Madame la Première Dame et, bien plus tard, la seconde Première Dame, Nadiana Bamba. C'est ainsi que le directeur de la Sotra, Philippe Attey, manifestera un zèle particulier à apporter, chaque fin de semaine, une enveloppe consistante à la Première Dame (environ une dizaine de millions FCFA), pour le carburant du week-end et bien d'autres petits cadeaux. Cependant, Simone et Laurent Gbagbo réaliseront, très tôt, que l'argent gagné facilement, s'évapore aussi rapidement et, surtout, ne les met pas suffisamment à l'abri de la relative pauvreté dans laquelle ils ont vécu la majeure partie de leur vie d'opposants. Mais, c'est le choc du 19 septembre 2002 et ses conséquences politiques qui les réveilleront brutalement. Et leur rapport au pouvoir et à l'argent évoluera d'autant. Les achats d'armes seront un excellent prétexte pour brasser des centaines de milliards de FCFA, sorties hâtivement des caisses de l'état. Et la frénésie du gain facile s'empare alors du couple et de toute la sphère dirigeante qui gravite autour de lui.

