Il m’a obligé à le suivre au commissariat qui était à 200 mètres de là . Et après, il m’a demandé de lui donner 15. 000 Fcfa avant qu’il ne me donne la moto. Sur la base de quoi vais-je lui donner 15. 000 Frs ?», s’offusque Emmanuel Kamchu, la victime.
«Mami water»
Vers 6h du matin, la foule va grossir. Certains vont s’opposer au policier du 9ème arrondissement que Mutations n’a pas pu identifier. Edouard Yetchang, le chef de New-Deido raconte les faits. «On m’a réveillé vers 6h du matin qu’il y a avait une foule qui se disputait. J’ai cherché à joindre le commissaire du 9ème arrondissement. Mais son téléphone ne passait pas. J’ai alors appelé le commissaire central qui a envoyé des policiers anti-émeute», raconte Edouard Yetchang. Selon des témoignages concordants, lorsque les policiers arrivent vers 9h, ils trouvent que les bendskiners ont mis des barricades au carrefour Ecole publique Deido. «Ils ont tiré quatre coups de feu en l’air pour nous dissuader. Mais personne n’a bougé. Le camion «mami water qu’on appelle ‘’Abraham’’ est venu nous chasser avec des lance-eau. Mais, on a exigé qu’on libère d’abord la moto de notre collègue avant qu’on ne parte», témoigne un conducteur de moto taxi.
Le commissaire divisionnaire Mbida Nkili, par ailleurs délégué régional du Littoral pour la sécurité nationale, qui a accouru précipitamment est en babouches et en tenue de ville : «Mes enfants, il faut rentrer. La police va faire le constat. Quant au bendskiner qui a fait l’accident, il doit venir me voir demain personnellement. Je vais régler ça», lance le régional sur un ton paternel. Les «bendskiners» font la sourde oreille. Pendant ce temps, des policiers anti-émeutes armés jusqu’aux dents, rôdent silencieusement. Les deux camps se regardent en chiens de faïence. Pendant ce temps, la foule et les «bendskiners» grossissent à vue d’œil. L’électricité flotte dans l’air. Appréciant la situation d’incertitude ambiante, Mbida Nkili, délégué régionale du Littoral pour la sécurité nationale, va demander qu’on libère la moto d’Emmanuel Kamchu. Il était 10h40. Pour les bendkiners, «c’est une grande victoire. Nous sommes des diplômés sans travail. Quand on cherche le pain quotidien, il faut éviter de nous arnaquer», prévient un conducteur de moto taxi. Un homme politique, qui a requis l’anonymat tire les leçons de ce soulèvement : Les autorités ont commis trois erreurs dans cette affaire. (mutations)
«Mami water»
Vers 6h du matin, la foule va grossir. Certains vont s’opposer au policier du 9ème arrondissement que Mutations n’a pas pu identifier. Edouard Yetchang, le chef de New-Deido raconte les faits. «On m’a réveillé vers 6h du matin qu’il y a avait une foule qui se disputait. J’ai cherché à joindre le commissaire du 9ème arrondissement. Mais son téléphone ne passait pas. J’ai alors appelé le commissaire central qui a envoyé des policiers anti-émeute», raconte Edouard Yetchang. Selon des témoignages concordants, lorsque les policiers arrivent vers 9h, ils trouvent que les bendskiners ont mis des barricades au carrefour Ecole publique Deido. «Ils ont tiré quatre coups de feu en l’air pour nous dissuader. Mais personne n’a bougé. Le camion «mami water qu’on appelle ‘’Abraham’’ est venu nous chasser avec des lance-eau. Mais, on a exigé qu’on libère d’abord la moto de notre collègue avant qu’on ne parte», témoigne un conducteur de moto taxi.
Le commissaire divisionnaire Mbida Nkili, par ailleurs délégué régional du Littoral pour la sécurité nationale, qui a accouru précipitamment est en babouches et en tenue de ville : «Mes enfants, il faut rentrer. La police va faire le constat. Quant au bendskiner qui a fait l’accident, il doit venir me voir demain personnellement. Je vais régler ça», lance le régional sur un ton paternel. Les «bendskiners» font la sourde oreille. Pendant ce temps, des policiers anti-émeutes armés jusqu’aux dents, rôdent silencieusement. Les deux camps se regardent en chiens de faïence. Pendant ce temps, la foule et les «bendskiners» grossissent à vue d’œil. L’électricité flotte dans l’air. Appréciant la situation d’incertitude ambiante, Mbida Nkili, délégué régionale du Littoral pour la sécurité nationale, va demander qu’on libère la moto d’Emmanuel Kamchu. Il était 10h40. Pour les bendkiners, «c’est une grande victoire. Nous sommes des diplômés sans travail. Quand on cherche le pain quotidien, il faut éviter de nous arnaquer», prévient un conducteur de moto taxi. Un homme politique, qui a requis l’anonymat tire les leçons de ce soulèvement : Les autorités ont commis trois erreurs dans cette affaire. (mutations)

