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Il s'agit entre autres, d'une réfonte de l'Onu avec l'entrée de l'Afrique au Conseil de sécurité. C'est en grande partie l'Afrique du Sud et l'Angola qui sont visés par le Président français pour la circonstance.
Malheureusement pour lui, son séjour africain a été un véritable fiasco diplomatique. L'Afrique n'a pas mordu à ses ruses et a refusé de lâcher la Côte d'Ivoire dans ses griffes. Une humiliation pour Sarkozy qui voit ainsi, ses intenses activités souterraines auprès des chefs d'Etat africains sans véritables succès. Le week-end dernier, en Ethiopie, l'Union africaine a opté pour l'envoi en Côte d'Ivoire de cinq chefs d'Etat africains pris dans chaque région du continent pour voir ce qui s'est réellement passé. Ce panel a juste un mois pour rendre ses conclusions. Ce qui n'est pas fait pour plaire à Paris. Mais comme là , c'est le temps de la diplomatie, l'Elysée donne l'impression d'applaudir cette initiative émanant de l'Afrique digne. En clair, l'Afrique prend le dossier ivoirien en main. Et c'est un message clair qui est envoyé à Paris qui a fait du départ de Gbagbo du pouvoir, une affaire d'Etat. Depuis quasiment deux mois, la France vit au rythme de la crise ivoirienne. Pas une cérémonie, pas une sortie d'un officiel de l'Etat sans envoyer une pique, une menace, ou un ultimatum au pouvoir ivoirien. Au point de choquer au final l'opinion africaine. Car dans l'histoire des élections en Afrique, c'est quasiment la première fois que le monde constate un tel acharnement contre un Président démocratiquement élu. Ce qui veut dire évidemment qu'il y a des non-dits dans l'acharnement de Paris contre Abidjan. « Il y a une dizaine d'élections cette année en Afrique. Quel message allons-nous envoyer » ; s'est plaint le vendredi dernier, un diplomate africain en poste dans la capitale éthiopienne. En réalité, dans la crise ivoirienne, l'Ua se rend compte qu'elle a été induite en erreur par la France, l'Onu et la Cedeao. Elle se rend même à l'évidence qu'elle est allée un peu vite en besogne. Alors que la réalité est tout autre. C'est cette vérité que le monde commence à découvrir dans ce qu'il est convenu d'appeler « la mascarade du Golf Hôtel ».
Lorsque le quotidien parisien du soir « Le Monde » l'un des porte-voix de l'Elysée écrit que le front africain anti-Gbagbo se fissure, c'est de la réalité. Mais le confrère hexagonal n'a pas le courage d'aller un peu plus loin pour reconnaître que c'est l'opinion africaine que la presse française a
Il s'agit entre autres, d'une réfonte de l'Onu avec l'entrée de l'Afrique au Conseil de sécurité. C'est en grande partie l'Afrique du Sud et l'Angola qui sont visés par le Président français pour la circonstance.
Malheureusement pour lui, son séjour africain a été un véritable fiasco diplomatique. L'Afrique n'a pas mordu à ses ruses et a refusé de lâcher la Côte d'Ivoire dans ses griffes. Une humiliation pour Sarkozy qui voit ainsi, ses intenses activités souterraines auprès des chefs d'Etat africains sans véritables succès. Le week-end dernier, en Ethiopie, l'Union africaine a opté pour l'envoi en Côte d'Ivoire de cinq chefs d'Etat africains pris dans chaque région du continent pour voir ce qui s'est réellement passé. Ce panel a juste un mois pour rendre ses conclusions. Ce qui n'est pas fait pour plaire à Paris. Mais comme là , c'est le temps de la diplomatie, l'Elysée donne l'impression d'applaudir cette initiative émanant de l'Afrique digne. En clair, l'Afrique prend le dossier ivoirien en main. Et c'est un message clair qui est envoyé à Paris qui a fait du départ de Gbagbo du pouvoir, une affaire d'Etat. Depuis quasiment deux mois, la France vit au rythme de la crise ivoirienne. Pas une cérémonie, pas une sortie d'un officiel de l'Etat sans envoyer une pique, une menace, ou un ultimatum au pouvoir ivoirien. Au point de choquer au final l'opinion africaine. Car dans l'histoire des élections en Afrique, c'est quasiment la première fois que le monde constate un tel acharnement contre un Président démocratiquement élu. Ce qui veut dire évidemment qu'il y a des non-dits dans l'acharnement de Paris contre Abidjan. « Il y a une dizaine d'élections cette année en Afrique. Quel message allons-nous envoyer » ; s'est plaint le vendredi dernier, un diplomate africain en poste dans la capitale éthiopienne. En réalité, dans la crise ivoirienne, l'Ua se rend compte qu'elle a été induite en erreur par la France, l'Onu et la Cedeao. Elle se rend même à l'évidence qu'elle est allée un peu vite en besogne. Alors que la réalité est tout autre. C'est cette vérité que le monde commence à découvrir dans ce qu'il est convenu d'appeler « la mascarade du Golf Hôtel ».
Lorsque le quotidien parisien du soir « Le Monde » l'un des porte-voix de l'Elysée écrit que le front africain anti-Gbagbo se fissure, c'est de la réalité. Mais le confrère hexagonal n'a pas le courage d'aller un peu plus loin pour reconnaître que c'est l'opinion africaine que la presse française a

